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 Les légendes celtes

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AuteurMessage
cosmos1
Le Pédagogue
Le Pédagogue
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Pays : Belgique
Localisation : Binche
Humeur : Bonne

MessageSujet: Les légendes celtes   24.08.10 19:47

Rappel du premier message :

Bonjour à toutes et tous, je viens mettre des petits sujets concernant ce que je connais très bien, la civilisation celtique, mais pas sûr l'archéologie, non, sur les légendes ayant pour thème le Graal, les chevaliers de la Table Ronde et aussi, ce qui entoure le mystère de la forêt de Brocéliande et de sa vie autant de Merlin dit l'enchanteur.

Pour commencer, situons la forêt de Brocéliande, où se trouve-t-elle ? Pourquoi Brocéliande ? Pourquoi des chevaliers ? Autant de questions auxquels je vais vous répondre.

Les auteurs anciens étant muets sur la localisation de Brocéliande, il existe aujourd'hui plusieurs hypothèses de valeurs inégales pour la situer. Pour Wace, elle se situe en Bretagne armoricaine alors que pour Chrétien de Troyes elle semble se situer outre-Manche.
Une de ces hypothèses étant d'ailleurs que Brocéliande n'aurait jamais existé et ne serait qu'un mythe relayé par Robert Wace, puis repris par Chrétien de Troyes à partir, d'ailleurs du texte de Wace
La première identification de Brocéliande avec une localisation physique date de 1467. À cette époque les grandes familles bretonnes tentent d'appuyer leur gloire sur la possession de terres arthuriennes (ainsi en 1475, les Rohan affirment-ils descendre d'Arthur et posséder le château de la Joyeuse Garde « où le roi Arthur tenait sa cour »). Les Laval reconnaissant en leur terre de Brecilien le Brecheliant de Wace, inventent la fontaine magique et se proclament ainsi seigneurs de Broceliande.

Pour ma part, la forêt de Brocéliande et d'après avoir lu de nombreux écrit d'un auteur spécialisé dans la civilisation celte est situé en Bretagne. Je n'y aie jamais été mais ce que je sais, je le tiens de source sûre car j'ai été voir à la Bibliothèque Royal Belge. C'est à vrai dire, ce qui m'a fait apprendre beaucoup de chose de la vie en Bretagne et intérêt certain pour la culture et le côté spirituel qui se dégage de la forêt de Brocéliande, mais dans le fond, je me dis que Brocéliande est le coeur. Demain, je laisserai un message sur la Bible qui est à l'origine de ces légendes des Chevaliers de la Table Ronde.
BM


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AuteurMessage
cosmos1
Le Pédagogue
Le Pédagogue



MessageSujet: Légende de Guillo   23.11.10 8:40

Bonjour à tout le monde.


Peut-être avez vous déjà entendu des bruits sourds, près des ruisseaux, la nuit. Comme des coups de battoir sur le linge. Alors, passez votre chemin bonnes gens, et ne cherchez pas à savoir d'où vient ce bruit : se sont les lavandières de nuit.

Guillo, c'est le bon à rien du village, paresseux du soir au matin. Il ne sait que boire, boire et chanter après avoir bu. Tout le monde le connaît à Tréhorenteuc. Ce soir là, Guillo a le vent en poupe. Il a passé toute la soirée au café du village et le voilà qui rentre chez lui, sous la pleine lune, en chantant à tue-tête. La nuit est trop douce pour prendre le raccourci par les prés, aussi prend-il la route qui monte vers Trébottu.

Lorsqu'il arrive au petit pont sur le Rauco -le ruisseau qui descend le Val sans Retour- Guillo entend des bruits sourds, des battements, à sa gauche, près du moulin en ruine. Intrigué, il quitte la route et longe le ruisseau pendant un bon moment. Il se heurte sur les souches, il trébuche sur les pierres, et il patauge dans la boue. C'est là qu'il aperçoit deux femmes, vêtues de blanc, à genoux au bord du ruisseau. Elles lavent un grand drap et le frappent de leur battoir. Guillo, malgré l'ivresse, n'en croit pas ses yeux : est-ce une heure pour laver du linge en pleine forêt ? Peu importe, il fait demi-tour, mais alors qu'il repart, le voilà qui trébuche sur une grosse pierre et tombe dans le ruisseau.

Les deux lavandières sursautent et se tournent vers lui. Mon Dieu, quels visages ! La lumière blafarde de la lune éclaire ces visages sans vie, aux traits durs et profonds ; leurs yeux sont noirs et vides. Guillo, térrifié, bondit hors de l'eau, mais il n'a pas le temps de fuir que l'une des femme lui crie :
_ Approche ! Viens nous aider. L'homme, comme pétrifié, s'approche des lavandières en titubant. Impossible de fuir, la voix l'attire comme une guêpe sur une tartine de miel. Les femmes lui tendent alors le drap qu'elles ont lavé et qui ruisselle d'eau.
_ Eh bien ! dit l'une d'elles, qu'attends-tu ? Aide nous à tordre ce drap. Sans réfléchir, embru
mé par les vapeurs d'alcool, Guillo saisit l'extrémité du drap. A l'autre bout, les lavandières tordent le linge, mais lui ne bouge pas. Avec peine, il parvient quand même à dire :
_ Mais qui êtes-vous ? Et pourquoi lavez-vous ce drap en pleine nuit ?
_ Nous lavons le linceul d'un homme qui doit mourir cette nuit. Si nous ne le faisons pas, le pauvre n'aura même pas un linceul pour son dernier voyage.
Sur le coup, Guillo prend ça pour une plaisanterie et le voilà qui éclate de rire. Il est maintenant de tellement bonne humeur, qu'il se met à tordre le drap de son côté. Et il tord le drap en le tournant de gauche à droite.
_ Malheur ! s'écria l'une des femmes. Il a tordu le drap dans le sens maléfique !
_ Malheur ! Malheur ! répéta l'autre.

Ces cris résonnent dans les arbres, réveillant tous les animaux de la forêt. Quand Guillo s'est un peu remis de sa frayeur, les lavandières ont disparu. Il s'imagine avoir rêvé, surtout avec tout ce qu'il a bu. Mais c'est alors qu'il sent l'humidité du drap qu'il porte encore sur son bras. Tout à fait dégrisé, Guillo n'a plus qu'une pensée : courir jusqu'à chez lui, sans se retourner.
Mais il n'a pas le temps de faire trois pas qu'il entend un énorme grincement. C'est le grincement des roues d'une charrette qui n'ont pas été graissées depuis des années. Incapable de faire le moindre geste, Guillo attend, l'oreille tendue. Mais d'où vient cette charrette ? Il n'y a pas de chemin forestier par ici.

Cependant l'attelage s'approche, et en plus du grincement des roues, il peut maintenant entendre le claquement de sabots sur le sol, et les branches qui se brisent sur le passage du cheval et de la carriole. La charrette vient s'arrêter au bord de l'eau. Le cheval se penche pour se désaltérer. C'est alors qu'un personnage vêtu de noir s'approche de Guillo, un fouet à la main :
_ Holà, l'homme ! crie-t-il. Je cherche un nommé Guillo, est-ce que tu l'aurais vu par hasard ? Guillo ne répond pas. Ses dents claquent, ses mains tremblent, il a l'impression que sa tête va exploser. Le mystérieux personnage tourne autour de lui et dit d'une voix rauque :
_ Mais je ne me trompe pas ! Tu portes ton linceul sur le bras. C'est donc toi Guillo ! Guillo de Tréhoranteuc.
C'est alors que la lune éclaire le visage de cet étrange personnage. Guillo, avec une indicible horreur, voit ce visage et le reconnait : c'est l'Ankou, le Serviteur de la Mort. Alors, ne pouvant supporter cette vision, Guillo tombe à genoux sur le sol. On raconte qu'à ce moment il y eut un ricannement qui se prolongea dans les arbres et sur la lande. Puis un grand bruit de branches brisées.

On raconte que le cheval hennit trois fois et que la charrette s'évanouit dans la nuit. On raconte que personne n'a revu Guillo, Guillo de Tréhoranteuc, depuis cette nuit-là.

D'après les Contes populaires de toutes les Bretagne de J. Markale.


ZOUZOU
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Life
L'Apprenti
L'Apprenti
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Pays : France
Localisation : sur terre

MessageSujet: Re: Les légendes celtes   23.11.10 17:53

Bonsoir Cos
J'aime beaucoup cette légende là..
Merci de nous faire partager ces histoires
Amitiés
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cosmos1
Le Pédagogue
Le Pédagogue
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Pays : Belgique
Localisation : Binche
Humeur : Bonne

MessageSujet: Re: Les légendes celtes   24.11.10 7:07

Bonjour à tout le monde.

Deux compagnons, un tailleur et un orfèvre, faisaient ensemble leur tour d’Allemagne. Un soir que, s’étant attardés, ils étaient encore sur la grand’route après le coucher du soleil, ils entendirent de loin les accents d’une musique, si gaie, si entraînante, qu’oubliant fatigue, ils s’élancèrent par un sentier de traverse dans la direction du son. La lune brillait de son plus bel éclat. Arrivés sur une colline, les deux compagnons aperçurent une troupe de petits hommes et de petites femmes, de la race des gnomes, qui se tenaient par la main, gambadaient, sautaient joyeusement, dansant en rond ; en même temps ils chantaient en choeur d’une voix délicieusement mélodieuse : c’était là la musique que les deux amis avaient entendue.

Au milieu de la nuit se tenait un vieillard, qui était d’une stature un peu plus haute que les autres ; il portait des habits brodés d’or, d’argent et de pierreries ; sa longue barbe blanche lui descendait jusqu’à la ceinture. D’un signe il invita les deux compagnons, qui, saisis de surprise, regardaient ce curieux spectacle, à entrer dans le cercle ; les danseurs ouvrirent leurs rangs pour les laisser passer.

L’orfèvre, qui était bossu et qui en cette qualité avait passablement de hardiesse, se hasarda le premier et vint se placer près du vieillard ; le tailleur, plus timide, finit par suivre son exemple. Alors le cercle se referma, et les petits farfadets se livrèrent à une sarabande de plus en plus folle. Tout à coup le vieillard tira de sa ceinture un couteau qu’il se mit à affiler avec soin. Les deux compagnons ne se sentirent pas à leur aise ; au moment où ils allaient chercher à fuir, le vieux, les saisissant par le cou avec une force inouïe, leur rasa la tête et le menton en clin d’oeil, avec une dextérité sans pareille ; puis il les lâcha, et, leur frappant sur l’épaule, d’un air souriant, il sembla vouloir leur faire entendre qu’il était content d’eux, qu’ils avaient bien fait de ne pas se débattre. Puis, leur montrant du doigt un tas de charbons qui était par terre, il leur fit comprendre par signe, qu’en récompense de leur condescendance, il les autorisait à en emplir leur poches. C’est ce qu’ils firent, ne sachant cependant pas trop quel profit ils en pourraient retirer. Puis, par un signe d’adieu du vieux, ils sortirent du cercle et reprirent le sentier pour regagner la grand’route. Ils jetèrent un dernier regard en arrière pour contempler encore les gentils danseurs ; à ce moment minuit sonna à l’église d’un monastère voisin. Aussitôt les chants cessèrent et tout le petit monde disparut comme s’il était rentré sous terre. Les deux voyageurs finirent par trouver une auberge ; ils étaient si fatigués qu’ils se jetèrent tout habillés sur la paillasse qu’on leur donna comme lit. Ils furent réveillés de très bonne heure par le sentiment qu’on leur tirait par les pans de leurs habits ; c’était simplement un poids énorme qui était dans leurs poches. Ils y portèrent la main. Quelle ne furent pas leur joyeuse surprise lorsqu’ils reconnurent que les charbons de la veille étaient changés en or massif ! en même temps ils remarquèrent que leurs cheveux et leurs barbes avaient repoussés.

De pauvres ils étaient donc devenus riches ; l’orfèvre qui, avec son caractère avide, avait par instinct pris beaucoup plus de charbon que le brave tailleur, se trouvait avoir deux fois plus d’or que lui ; il en avait une ceintaine de livres. Mais cela ne lui suffisait pas encore ; il regrettait de ne pas avoir pris des charbons plein son chapeau ; et il proposa à son ami de retourner le soir sur la colline pour y recueillir un nouveau trésor. Mais le tailleur, qui était d’un naturel modeste, répondit :
” Non, moi j’ai pleinenment assez ; je vais retourner dans ma petite ville, me faire recevoir maître, et épouser Jeanne, ma fiancée ; nous serons parfaitement heureux. Quant à toi fait comme tu veux ; si tu retournes là-bas je t’attendrai ici jusqu’à demain. ”
Le soir venu, l’orfère emporta deux grands sacs et se mit à la recherche du sentier qui menait à la colline ; il le découvrit et il trouva de nouveau les gnomes dansant et chantant à plein gosier. Tout se passa comme la veille ; le vieux le rasa et lui montra le tas de charbons. L’orfèvre en emplit ses poches et ses sacs à les faire crever ; ils s’en fut ensuite et, de retour à l’auberge, il eut de la peine à s’endormir, tant l’idée de richesses qu’il allait posséder dans quelques heures le mettait en fièvre.

Lorsque le matin il se réveilla, il courut à ses sacs pour palper les lingots d’or qu’il s’attendait à y trouver. Mais, oh désespoir ! ce ne fut que des charbons noirs qu’il en retira. Dans ses poches de même.

Lorsqu’il fut un peu remis de sa cruelle déception, il se dit : “Enfin, ce n’était qu’un beau rêve ; mais du moins il me reste encore l’or de la veille.”
Il alla à l’armoire où il l’avait enfermé ; le beau et brillant métal était devenu du charbon, tout poussiéreux. Il s’affaissa, le coeur déchiré par une douleur poignante ; il porta sa main à sa tête pour s’arracher les cheveux ; il n’en avait plus, il était resté chauve.

Il pleura de rage ; mais il n’était pas encore au bout de ses peines ; comme pendant de la bosse qu’il portait dans le dos, il lui en était poussé une autre par devant. Alors il reconnut que tout cela, c’était la juste punition de sa cupidité, et il sanglota amèrement. Le brave tailleur, qui sur ces entrefaites s’était réveillé, le consola de son mieux et lui dit :
“Tout ne sera pas perdu pour toi ; tu es pauvre, mais tu es mon ami et je vais te donné la moitié de mon or; avec ce qui me restera, je serai encore plus riche que je n’avais jamais espéré l’être.” Le bon tailleur tint parole ; l’orfèvre put s’établir et arriva à une honnête aisance ; mais comme châtiment de sa convoitise excessive, il lui fallut, toute sa vie, porter sa seconde bosse et avoir en tout temps une calotte pour cacher son entière calvitie.

ZOUZOU


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BRESSON
Le Discret
Le Discret
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Pays : France
Localisation : charente maritime

MessageSujet: Re: Les légendes celtes   05.07.11 17:24

En lisant vos textes, je retrouve tout le bonheur rencontré dans la lecture de "la princesse de vix" de monsieur paul bouchet. C'est admirable de poursuivre cette oeuvre en faisant connaître tous ces beaux textes. Merci. Au plaisir de vous relire prochainement. Cordialement JLB
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manae
le Génie
le Génie
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Pays : France
Localisation : Entre Ciel et Terre

MessageSujet: Re: Les légendes celtes   05.07.11 17:55

ouch trop long à lire tout ceci
et pourtant cela fait partie de ma culture

J'ai grandi à quelques dizaines de km de la forêt de Brocéliande, lieu très haut en énergie
qu'est qu'un haut lieu en énergie : Un haut-lieu d'énergie ou un haut-lieu vibratoire cosmo-tellurique est un lieu privilégié où l'homme peut capter les très bonnes vibrations émanant à la fois du Cosmos et de la Terre. Les hauts-lieux d'énergie augmentent l'amplitude des corps subtils et de ce fait amplifient l'aura des personnes qui les fréquentent.

Les alignements de Carnac et le Mont-St-Michel en sont également (peut-être une des raisons pour lesquelles j'adorais y aller l'hiver, quand il n'y avait pas de touristes, les rues totalement désertes, le temps suspendu à une autre époque)

J'ai relevé qu'il y avait les versions païennes et les versions religieuses, ainsi que le rappel de la cène (13 à table) par la table ronde
il faut savoir que la religion catholique, pour rallier à sa cause les païens, a utilisé les symboles de leurs croyances et les a totalement insérés dans l'histoire catholique. C'est ainsi que de nombreuses fêtes dites païennes se sont retrouvées au calendrier que nous connaissons actuellement

Désolée si j'ai repris des informations déjà données, mais je n'ai lu les 4 pages (me suis arrêtée au début de la 2e) Embarassed
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