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 La Marée

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cosmos1
Le Pédagogue
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MessageSujet: La Marée   13.10.10 7:38

Bonjour à toutes et tous, souvent, avec un esprit cartésien, on nous dit que la marée est un phénomène physique. La marée dépend des lois de l'attraction, des phases de la lune,...


Ceci m'a fait pensé à une légende que l'on raconte encore dans certains coins de Belgique, histoire que j'ai compté plusieurs fois à des gens soucieux de connaître les légendes de Belgique.

Il était une fois (beaucoup d'histoires commencent comme cela), une sirène, elle aimait venir sur le bord de l'eau, presque à hauteur des hommes, mais elle ne pouvais pas se montrer, c'était pour elle le soucis, mais toujours avant 21h00, son père, le roi de l'Atlantide ne voulait pas qu'elle y aille, prétendant que les hommes étaient méchants et égoïstes. Mais elle n'en faisait qu'à sa tête, son père lui demandait toujours de ne pas y aller seule, d'aller avec une escorte, mais elle ne voulait pas, un jour, un marin pêcheur l'attrapa dans ces filets, elle avait beau crier, elle devint l'attraction de la ville et sur la plage, des tas de pêcheurs se rassemblaient pour satisfaire la curiosité. Une sirène, on l'a mis dans un aquarium qui était assez grand pour qu'elle puisse vivre, mais c'était pour elle une prison, mais son père, inquiet de ne pas la voir revenir, forma son armée et monta sur la plage pour chercher sa fille, mais le roi de l'Atlandide ne la voyait pas, évidemment, les hommes l'avait déjà embarqué pour son aquarium. Depuis ce temps, le roi vient pleurer sa fille sur les bords des plages, et à chaques fois qu'il vient, il fait monter la mer et quand il repart, la mer redescend avec lui, c'est pourquoi, une fois par nuit et une fois par jour, nous avons la marée montante et descendante ( le flux et le jusant).


ZOUZOU


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Sylvie
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MessageSujet: Re: La Marée   13.10.10 9:13

Quelle triste légende....merci Cosmos pour ce partage que je me plais à lire à chaque fois.... ZOUZOU


"Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l'ennemi, cherchez l'enseignement" Mikao USUI

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MessageSujet: Re: La Marée   13.10.10 13:11

ah oui, là c'est tristounet... Mais merci de nous faire partager tout cela !!

ZOUZOU



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Sylvie
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MessageSujet: Re: La Marée   13.10.10 13:44

Dans l'histoire de "Arielle,la petite sirène" c'était plus sympa car à la fin elle épouse son beau prince! Laughing Laughing Laughing
Mais bon,on ne va pas faire changer les légendes parce qu'on aime les histoires qui finissent bien! héhé


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mjo
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MessageSujet: Re: La Marée   13.10.10 14:53

oh lala moi aussi je préfére la petite sirène.
mais c'est une jolie lègende.
merci à toi cosmos
mjo
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cosmos1
Le Pédagogue
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MessageSujet: La marée   13.10.10 16:15

Bonjour à toutes et tous, oui, malheureusement, je ne sais pas faire un happy end à la légende. Elle ne vécut pas heureuse et n'eut pas beaucoup d'enfants, malheureusement.
ZOUZOU


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Sylvie
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MessageSujet: Re: La Marée   13.10.10 17:17

cosmos1 a écrit:
Bonjour à toutes et tous, oui, malheureusement, je ne sais pas faire un happy end à la légende. Elle ne vécut pas heureuse et n'eut pas beaucoup d'enfants, malheureusement.
ZOUZOU

Et pourtant l'histoire commençait par "Il était une fois...." Laughing Laughing Laughing

C'est cool,j'aime vraiment bien toutes ces petites histoires que tu nous racontes....merci!Very Happy BM


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cosmos1
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MessageSujet: Toujours dans la mer.   14.10.10 6:01

Bonjour à toutes et tous, la légende d'aujourd'hui est là pour nos amis et amies du Québec et présent sur le forum, c'est une petite dédicace pour eux.

Cette légende nous vient de la Gaspésie, une région du Québec.

Voici l'histoire de 2 frères, un pauvre, l'autre riche.
A chaque jour, le pauvre allait chez son frère "emprunter" quelque chose à manger. Un beau jour, le riche dit à son frère venu demander de quoi manger, je t'en donne pour aujourd'hui, mais dorénavant, tu iras t'en acheter chez le diable.
Le lendemain, l'épouse du pauvre demande à son mari d'aller chez son frère, celui-ci dit non en lui racontant que son riche frère lui a dit d'aller chez le diable. L'épouse lui dit donc d'aller chez le diable.

Le pauvre se rend chez le diable et celui-ci lui donne un petit moulin en lui disant "tu n'as qu'à lui dire -fais ça mon petit moulin et le moulin le fera. Et le diable lui enseigna le secret pour arrêter le moulin.
Le pauvre revient à la maison, demande conseil à son épouse pour savoir quoi demander au moulin et celle-ci demande que le moulin fasse de l'argent.
Le moulin a fait de l'argent, tant et plus, toutes des pièces d'or.
Le frère riche, intrigué de ne plus voir son frère lui demande son secret pour avoir autant d'argent, l'autre lui dévoile l'acquisition du moulin.
Les deux frères parlent et décident de faire un échange, le riche donne sa ferme, ses bâtisses, ses terres et le pauvre lui donne le petit moulin en retour.
Le nouveau propriétaire du moulin arrive chez lui, vers midi et montre le moulin à sa femme qui en essayant le moulin demande de la bouillie pour le repas.
Le moulin en a fait, encore et encore et le riche frère et sa femme ne savent plus l'arrêter. Le mari et sa femme se font ensevelir dans la bouillie et meurent là.
C'est le frère pauvre qui vient arrêter le moulin et ensevelit son frère et son épouse.
Le frère pauvre décide alors de se débarrasser du moulin craignant que cette machine ne finisse par tuer des autres personnes.
Il le vend à Québec, à un capitaine de voilier en partance pour l'Europe.
En route, le cuisinier manque de sel. Il s'en plaint au capitaine qui se rappelle le petit moulin qu'il a acheté et qui peut tout faire.
Le capitaine demande donc au moulin de faire du sel. Le moulin en fait, mais il en fait tellement que les marins ne savent plus fournir les cales du navire et finissent par en jeter dans l'eau. Le navire sombre, mais avec beaucoup de sang froid, le capitaine et ces hommes se sauvent en canot de sauvetage.
Mais aujourd'hui encore, le petit moulin continue à faire du sel sous l'eau.
Beaucoup l'ignorent, mais voilà l'explication du phénomène de l'eau salée de la mer.
Quelque part entre le port de Québec et celui d'Europe, le petit moulin fabrique du sel.

ZOUZOU


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mjo
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MessageSujet: Re: La Marée   14.10.10 7:05

super cosmos
encore une très jolie légende merci
mjo MLKJ
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MessageSujet: Re: La Marée   14.10.10 7:14

Elle est trop mignonne !! Merci Cosmos !!

BM



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cosmos1
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MessageSujet: Re: La Marée   15.10.10 5:44

Bonjour à toutes et tous, nous quittons la mer pour revenir dans les terres.

Deux compagnons, un tailleur et un orfèvre, faisaient ensemble leur tour d’Allemagne. Un soir que, s’étant attardés, ils étaient encore sur la grand’route après le coucher du soleil, ils entendirent de loin les accents d’une musique, si gaie, si entraînante, qu’oubliant fatigue, ils s’élancèrent par un sentier de traverse dans la direction du son. La lune brillait de son plus bel éclat. Arrivés sur une colline, les deux compagnons aperçurent une troupe de petits hommes et de petites femmes, de la race des gnomes, qui se tenaient par la main, gambadaient, sautaient joyeusement, dansant en rond ; en même temps ils chantaient en choeur d’une voix délicieusement mélodieuse : c’était là la musique que les deux amis avaient entendue.

Au milieu de la nuit se tenait un vieillard, qui était d’une stature un peu plus haute que les autres ; il portait des habits brodés d’or, d’argent et de pierreries ; sa longue barbe blanche lui descendait jusqu’à la ceinture. D’un signe il invita les deux compagnons, qui, saisis de surprise, regardaient ce curieux spectacle, à entrer dans le cercle ; les danseurs ouvrirent leurs rangs pour les laisser passer.

L’orfèvre, qui était bossu et qui en cette qualité avait passablement de hardiesse, se hasarda le premier et vint se placer près du vieillard ; le tailleur, plus timide, finit par suivre son exemple. Alors le cercle se referma, et les petits farfadets se livrèrent à une sarabande de plus en plus folle. Tout à coup le vieillard tira de sa ceinture un couteau qu’il se mit à affiler avec soin. Les deux compagnons ne se sentirent pas à leur aise ; au moment où ils allaient chercher à fuir, le vieux, les saisissant par le cou avec une force inouïe, leur rasa la tête et le menton en clin d’oeil, avec une dextérité sans pareille ; puis il les lâcha, et, leur frappant sur l’épaule, d’un air souriant, il sembla vouloir leur faire entendre qu’il était content d’eux, qu’ils avaient bien fait de ne pas se débattre. Puis, leur montrant du doigt un tas de charbons qui était par terre, il leur fit comprendre par signe, qu’en récompense de leur condescendance, il les autorisait à en emplir leur poches. C’est ce qu’ils firent, ne sachant cependant pas trop quel profit ils en pourraient retirer. Puis, par un signe d’adieu du vieux, ils sortirent du cercle et reprirent le sentier pour regagner la grand’route. Ils jetèrent un dernier regard en arrière pour contempler encore les gentils danseurs ; à ce moment minuit sonna à l’église d’un monastère voisin. Aussitôt les chants cessèrent et tout le petit monde disparut comme s’il était rentré sous terre. Les deux voyageurs finirent par trouver une auberge ; ils étaient si fatigués qu’ils se jetèrent tout habillés sur la paillasse qu’on leur donna comme lit. Ils furent réveillés de très bonne heure par le sentiment qu’on leur tirait par les pans de leurs habits ; c’était simplement un poids énorme qui était dans leurs poches. Ils y portèrent la main. Quelle ne furent pas leur joyeuse surprise lorsqu’ils reconnurent que les charbons de la veille étaient changés en or massif ! en même temps ils remarquèrent que leurs cheveux et leurs barbes avaient repoussés.

De pauvres ils étaient donc devenus riches ; l’orfèvre qui, avec son caractère avide, avait par instinct pris beaucoup plus de charbon que le brave tailleur, se trouvait avoir deux fois plus d’or que lui ; il en avait une ceintaine de livres. Mais cela ne lui suffisait pas encore ; il regrettait de ne pas avoir pris des charbons plein son chapeau ; et il proposa à son ami de retourner le soir sur la colline pour y recueillir un nouveau trésor. Mais le tailleur, qui était d’un naturel modeste, répondit :
” Non, moi j’ai pleinenment assez ; je vais retourner dans ma petite ville, me faire recevoir maître, et épouser Jeanne, ma fiancée ; nous serons parfaitement heureux. Quant à toi fait comme tu veux ; si tu retournes là-bas je t’attendrai ici jusqu’à demain. ”
Le soir venu, l’orfère emporta deux grands sacs et se mit à la recherche du sentier qui menait à la colline ; il le découvrit et il trouva de nouveau les gnomes dansant et chantant à plein gosier. Tout se passa comme la veille ; le vieux le rasa et lui montra le tas de charbons. L’orfèvre en emplit ses poches et ses sacs à les faire crever ; ils s’en fut ensuite et, de retour à l’auberge, il eut de la peine à s’endormir, tant l’idée de richesses qu’il allait posséder dans quelques heures le mettait en fièvre.

Lorsque le matin il se réveilla, il courut à ses sacs pour palper les lingots d’or qu’il s’attendait à y trouver. Mais, oh désespoir ! ce ne fut que des charbons noirs qu’il en retira. Dans ses poches de même.

Lorsqu’il fut un peu remis de sa cruelle déception, il se dit : “Enfin, ce n’était qu’un beau rêve ; mais du moins il me reste encore l’or de la veille.”
Il alla à l’armoire où il l’avait enfermé ; le beau et brillant métal était devenu du charbon, tout poussiéreux. Il s’affaissa, le coeur déchiré par une douleur poignante ; il porta sa main à sa tête pour s’arracher les cheveux ; il n’en avait plus, il était resté chauve.

Il pleura de rage ; mais il n’était pas encore au bout de ses peines ; comme pendant de la bosse qu’il portait dans le dos, il lui en était poussé une autre par devant. Alors il reconnut que tout cela, c’était la juste punition de sa cupidité, et il sanglota amèrement. Le brave tailleur, qui sur ces entrefaites s’était réveillé, le consola de son mieux et lui dit :
“Tout ne sera pas perdu pour toi ; tu es pauvre, mais tu es mon ami et je vais te donné la moitié de mon or; avec ce qui me restera, je serai encore plus riche que je n’avais jamais espéré l’être.” Le bon tailleur tint parole ; l’orfèvre put s’établir et arriva à une honnête aisance ; mais comme châtiment de sa convoitise excessive, il lui fallut, toute sa vie, porter sa seconde bosse et avoir en tout temps une calotte pour cacher son entière calvitie.



ZOUZOU


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MessageSujet: Re: La Marée   15.10.10 6:50

eh oui... comme quoi il faut savoir se contenter de ce que l'on a... Merci Cosmos !!

ZOUZOU



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MessageSujet: Re: La Marée   15.10.10 9:38

Merci pour ces deux dernières histoires Cos,je me suis régalée!!!! Laughing Laughing Laughing

BM


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MessageSujet: Re: La Marée   16.10.10 6:46

Bonjour à toutes et à tous.

Il y avait une fois un château qui dominait la colline. On disait qu'il était hanté. Les dernières personnes qui avaient habité cette demeure s'en étaient allées, car le fantôme qui y avait élu domicile était particulièrement remuant... Tous les villageois en avaient peur, si bien que plus personne ne voulait habiter le château, et même, on évitait de passer à proximité. On en parlait beaucoup au village, mais personne ne se décidait à faire quelque chose. Un jour, Octave, le cordonnier, releva le défi:
- Ce fantôme ne me fait pas peur! Cette nuit, j'irai au château, et pour passer le temps, je ferai des couquebakes! (comprenez des crêpes). Donnez-moi les ingrédients nécessaires, je m'en vais les cuire au château!
Et il partit vers l'étrange demeure... A la nuit tombée, il pénétra dans la cuisine du château. Il alluma un grand feu et commença son ouvrage. Il s'apprêtait à verser la première louche de pâte dans la poêle quand il entendit frapper un grand coup au plafond et une voix rauque qui disait:
- Est-ce que je peux tomber?
Et Octave répondit calmement:
- Oui, mais pas dans mes crêpes! C'est un bras qui tomba!
Octave, sans plus d'hésitation, le jeta derrière lui afin d'avoir plus d'aisance pour continuer à faire cuire ses couquebakes. On cria encore:
- Est-ce que je peux tomber?
Sans se démonter davantage, Octave répondit à nouveau :
- Oui, mais pas dans mes couquebakes!
Un autre bras tomba, puis ce furent les jambes, le tronc et la tête... Alors on n'entendit plus rien, tout était calme. Mais quand Octave se retourna, il tomba nez à nez avec un squelette! Gardant son sang froid, Octave lui adressa la parole et lui demanda s'il voulait une couquebake. Mais le squelette ne répondait pas. Octave commençait à s'énerver quand le squelette lui dit de l'accompagner dans la cave...
- D'accord, mais tu passes le premier! répondit Octave, car il se méfiait quand même, et il le suivit. Au fond de la cave, le squelette indiqua trois pots à notre villageois. Le premier pot était plein de pièces d'or, le deuxième de pièces d'argent et le troisième de pièces de monnaie ordinaire. Octave n'en croyait pas ses yeux. Le squelette lui dit:
- Le pot d'or, c'est pour faire dire des messes pour les défunts du château, l'argent, c'est pour distribuer à tous les pauvres du village, et le troisième pot, celui rempli de monnaie, c'est pour toi.
- D'accord, dit Octave, mais le squelette avait déjà disparu.
Honnête homme, Octave était décidé à faire ce que le squelette lui avait dit. Il remonta donc avec les pots, et pensait tellement à faire son devoir qu'il en oublia même ses couquebakes... Octave regagna le village et alla directement trouver le curé pour lui remettre le pot d'or. Ensuite, il alla distribuer l'argent aux pauvres. Enfin, il garda la monnaie pour lui, il l'avait bien méritée! Le curé dit donc des messes pour les défunts du mystérieux château. Peu après, les villageois s'aperçurent que le château n'était plus hanté: le fantôme l'avait abandonné car les messes de monsieur le curé lui avaient permis d'entrer au paradis. De nouveaux châtelains intégrèrent alors la demeure, et y vécurent en paix. Octave, quant à lui, vivait toujours au village, mais à présent, il était devenu un héros, riche de surcroît!

ZOUZOU


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MessageSujet: Re: La Marée   16.10.10 7:41

Aaaah,belle histoire....suis comme un petit enfant moi!hihihi

Merci Cos,j'aime beaucoup! Very Happy ZOUZOU


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MessageSujet: Re: La Marée   17.10.10 6:39

Bonjour à toutes et tous. Voici une légende du pays de Liège. Merci à Mme Boitte pour m'avoir donner la permission et l'autorisation de publier cette légende sur notre forum.

Gilles Pafflard, il habitait juste un peu plus bas dans le village, il savait donc bien quel genre d'homme était le fermier. En fait, Gilles avait la réputation d'être un jeune homme très paresseux, plus prompt à faire des blagues qu'à manier la bêche... C'est à la suite d'une querelle avec ses parents à cause de sa paresse qu'il s'était décidé à devenir valet chez ce fermier-là. Il ne l'avait pas choisi au hasard, il avait une raison, une très bonne raison: Gertrude lui plaisait... Il prit donc le chemin de la ferme. Arrivé là, il fut accueilli par la hargne du chien de garde, puis par la mauvaise humeur du fermier:
- Si tu es mendiant ou colporteur, passe ton chemin! Nous n'avons besoin de rien et nous sommes bien trop pauvres pour faire la charité!
Bien loin de se démonter, Gilles répondit hardiment qu'il venait lui proposer de travailler pour lui, en échange seulement d'un peu de pain. Le fermier se méfiait et commença par refuser, mais il finit par accepter: Gilles proposait en effet de ne lui donner salaire que si son employeur était satisfait de ses services. Le jeune homme fut donc envoyé travailler dans un champ qu'il devait avoir terminé de faucher avant la tombée du soir, sans quoi il ne serait pas payé. Gilles s'en alla joyeusement vers son lieu de travail. Arrivé là-bas, il se coucha sous un arbre pour profiter de ce beau jour d'été... Le soir allait tomber quand il se décida à s'agiter un peu. Il sauta sur ses pieds et commença à arpenter le champ et la campagne environnante. Il ramassa des bousiers, ces insectes qui ont l'habitude de se nourrir d'excréments, ainsi que de nombreux vers trouvés dans des fruits et sous l'écorce des arbres. Estimant sa récolte suffisamment abondante, il emballa les insectes dans des morceaux de toile et reprit le chemin de la ferme. Là Gertrude attendait son retour avec impatience: en fait, Gilles lui plaisait bien, et elle avait passé une bonne partie de l'après midi à lui préparer amoureusement un bon repas. Mais Gilles était à peine arrivé à la ferme qu'il se trouva nez à nez avec le fermier qui sortait du cellier où il avait découpé et salé lui-même un cochon bien dodu.
- As-tu terminé ta besogne?
- Pour sûr, répondit Gilles avec beaucoup d'assurance.
Le fermier l'interrogea alors sur les paquets qu'il tenait en main:
- C'est un essaim d'abeilles, si vous voulez, je vous le vends à bon prix!
- Comment, s'esclaffa le fermier, cet essaim est à moi, tu l'as trouvé sur mes terres, comment oses-tu croire que tu as le droit de me le vendre?!
Gilles ne se laissait pas impressionner. En plus, le fermier s'énervait tellement qu'il dut faire quelques pas pour reprendre son souffle, il ne faisait plus attention à Gilles. Celui-ci en profita pour se glisser dans le cellier et répandre toute la vermine qu'il avait récoltée sur le cochon tout frais de l'avare... Il venait de remonter quand le fermier, qui s'était un peu remis de son étouffement, l'apostropha de nouveau, le menaçant de le mettre dehors s'il ne consentait pas à lui donner l'essaim d'abeilles. Alors Gilles répliqua:
- Faites ce que vous voulez, vous ne connaissez pas mon pouvoir... Il me suffit de dire trois voeux et ils sont exaucés sur le champ!
Devant l'incrédulité du fermier, Gilles prit un air digne et sérieux et prononça la formule magique:
- Krik, Krak, Patakrak! Démons et nutons, je vous appelle à l'aide! Faites que ces abeilles se transforment en bousiers, que le porc du saloir se couvre de vermine, et que l'herbe repousse dans le pré que j'ai fauché!
Le fermier ne voulait pas y croire, mais il était tout de même un peu effrayé. Son épouvante devint réelle quand Gilles ouvrit le sac qu'il tenait toujours en main: le sac contenait des bousiers et non des abeilles! Le fermier se précipita alors dans le cellier pour découvrir que, là aussi, la prédiction était accomplie, de même que, dans le pré, l'herbe était aussi haute que si nul n'y avait touché!
Fou de rage, l'avare ordonna à Gilles de quitter sa ferme immédiatement, mais celui-ci avait encore un mot à dire: - Je désire que vous me donniez votre fille en mariage et votre ferme en dot! Si vous refusez, je transforme votre argent en ...
Il n'eut pas le temps de terminer se phrase: le vieil avare était prêt à tout accepter pour garder ses écus. Quelques jours plus tard, c'est dans une grande joie que le mariage fut célébré. La mariée était aux anges, son bonheur la rendait plus belle encore. Gilles était un mari comblé: Gertrude continuait à tenir merveilleusement la maison et à cuisiner des plats succulents, comme elle l'avait toujours fait, et mieux encore.
L'avare vivait avec eux: Gilles lui avait fait cette faveur. Le fermier n'avait pas changé pour autant: il passait son temps à se morfondre en comptant et recomptant son or...
Par la suite, Gilles fit si bien fructifier le domaine qu'il devint plus riche que le fermier avare ne l'avait jamais été. Il devint même célèbre: dans la haute Amblève, quand on veut parler d'un homme fin et rusé, on dit de lui que c'est un Plaffard...

ZOUZOU


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Sylvie
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MessageSujet: Re: La Marée   17.10.10 8:16

Merci Cosmos,je ne la connaissais pas du tout! Very Happy BM


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gigi
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MessageSujet: Re: La Marée   17.10.10 8:35

Jolies ces histoires merci
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cosmos1
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MessageSujet: La marée   17.10.10 8:40

Bonjour à toutes et tous,
Gigi, je fais pour un mieux, je connais bien les légendes et les us et coutumes belges, si je sais partager mes connaissances, je le fais avec plaisir.
Sylvie, tu me dis que tu ne connaissais pas celle-là, sans doute en connais-tu d'autres ? Je suis sûr que dans ta tête, on doit trouver cela, quand tes enfants étaient petits, il doit bien y avoir une ou l'autre histoires.


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cosmos1
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MessageSujet: Le fils du paysan à râves.   18.10.10 5:42

Bonjour à toutes et tous, Sylvie, j'ai pensé à une légende avec un happy end.


Il était une fois un pauvre paysan. Il ne vivait quasiment que de raves, c'est pourquoi on l'appelait knolleboer, le paysan à raves. Ce paysan avait trois fils. Les deux aînés tyrannisaient le plus jeune, ils se moquaient de lui et le méprisaient, pourtant, le benjamin était et restait honnête et bon. De knolleboer possédait un petit bout de terre très étrange car tout ce qui commençait à pousser là se trouvait, le matin venu, complètement anéanti. Après l'avoir laissé en friche pendant quelques années, pensant que la situation s'améliorerait peut-être, le paysan ensemença à nouveau le champ. Ayant appris l'histoire, le plus jeune fils décida d'aller veiller chaque nuit afin de connaître la cause de l'anéantissement des récoltes et trouver le moyen de l'éviter. Il se posta près du champ et se trouva soudain nez à nez avec trois fantômes... N'écoutant que son courage, il leur adressa la parole: - Pourquoi venez-vous ici, sur la terre de mon père? Et les fantômes lui répondirent à leur tour: - Nous sommes venus pour anéantir ces récoltes! - Mais pourquoi? continua le jeune homme, n'y a-t-il pas moyen de changer cela? - Si, bien sûr, répondirent les fantômes, et ils lui expliquèrent sans plus se faire prier qu'il devait faire ensemencer le champ par sept jeunes filles. Alors, les fruits en seraient épargnés. Et même, comme ils le trouvaient sympathique, ils ajoutèrent: - Après cela, si tu as besoin de nous, tu n'auras qu'à dire: 'Fantômes, je suis dans le besoin, aidez-moi!', et nous t'aiderons. Le fils rentra chez lui et annonça la nouvelle à son père. Tout fut fait selon la volonté des fantômes et les fruits furent épargnés. Par ailleurs, dans le pays où le paysan et ses fils vivaient sévissait un dragon qui, chaque année, s'emparait d'une jeune fille tirée au sort. Cette année, c'était la fille du roi, et tout le pays était profondément triste car la princesse était aimée de tous. Cependant, personne n'avait le courage de braver le dragon. Et le jour funeste arriva. Tous les villageois étaient présents pour voir ce qui se passerait, y compris les deux fils aînés du paysan à raves. Ils s'opposaient à ce que leur jeune frère les accompagne. Le benjamin insista tellement auprès de son père que celui-ci finit par céder, mais à une condition: il devait être revenu le premier. Le père ne s'opposait en effet pas à ses deux fils aînés: - Ce serait fâcheux pour tes frères s'ils apprenaient que tu y es allé sans avoir fini ton travail! Enfin, le jeune homme prit la route, mais en chemin il s'écria: - Fantômes, je suis dans le besoin, aidez-moi! Et les fantômes apparurent, fidèles à leur promesse: - Que désires-tu? - Des habits de prince, un excellent cheval et une bonne épée pour combattre le dragon! Et c'est tel un prince sur son noble destrier qu'il arriva sur les lieux du massacre et livra combat au dragon. Il fut si valeureux que, sur les sept têtes du dragon, il en coupa deux, et le dragon s'enfuit. Mais la bataille n'était que partie remise... Après avoir rendu les présents aux fantômes, le jeune homme rentra chez lui... le dernier! Furieux, ses frères le rossèrent et le traitèrent de bon à rien: ils ne l'avaient absolument pas reconnu lors de sa bataille avec le dragon. Le lendemain, le dragon devait revenir. Le jeune homme supplia encore son père qui céda à nouveau, en lui faisant la même recommandation que la veille. A nouveau, le jeune homme appela le fantôme et celui-ci l'aida. Quand le dragon sortit de son trou, il perdit encore deux têtes. Le temps de rendre au fantôme ce qu'il lui avait prêté, le jeune homme arriva encore le dernier chez lui. Ses frères le punirent encore bien plus que la veille. Le troisième jour, le jeune homme parvint à nouveau à se rendre là où le dragon devait emmener la fille. Déployant toute son énergie, il coupa les trois dernières têtes du dragon. Alors, il demanda le mouchoir de la princesse afin d'y glisser les trois langues des têtes coupées ce jour-là, puis il s'en alla. De retour chez lui, le jeune homme raconta ce qui s'était passé à son père, et, dès le lendemain, ils se rendirent au palais royal. Ils furent reçus par le roi et sa fille qui reconnut son sauveur: celui-ci montrait pour preuve les trois langues du dragon déposées dans le mouchoir de la princesse. Convaincu, le roi lui offrit un château et de merveilleuses richesses. Entre temps, le fils du paysans à raves et la fille du roi étaient tombés amoureux... Le roi organisa alors pour eux de magnifiques noces, et ils vécurent alors heureux jusqu'à la fin des temps.


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jocelyne
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MessageSujet: Re: La Marée   18.10.10 20:59

Quelles belles histoires ! J'ai beaucoup aimé celle de la sirère aussi Very Happy
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cosmos1
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Humeur : Bonne

MessageSujet: Légende de Seraing   19.10.10 6:24

On raconte qu'il y a bien longtemps dans ces bois vivait des petits hommes haut comme 3 pommes, ils parlaient une langue inconnue,se montraient tantôt farceurs, tantôt serviables. On les appelaient naims, "sôtes" ou "nutons"


On raconte aussi qu’ils vivaient à deux kilomètres d'ici (bois de Seraing) dans une petite grotte nommée le trou d'Ausnî et qu’ils y cachaient un ouvrage d'initiation à la sorcellerie le livre d'Agrafa qui leur permettais de vivre et de conserver leur petite taille. De ce temps la nos ancêtres portaient leurs vieux souliers à réparer à l'entrer du trou d'Ausnî moyennant quelques pièces de monnaies ou un peu de nourriture ainsi ils les récupéraient tout neuf le lendemain matin. Un jour d'automne un jeune homme avide d'apprendre les mystères de la sorcellerie, profita de l'absence des "sôtes" pour venir soustraire le livre d'Agrafa. Lorsqu'il sortit de la grotte, il se retrouva entouré par une centaine de naims l'interpellant d'un ton menaçant, c'est à ce moment précis que le père du jeune intrépide arriva, arracha le livre des mains cupides de son fils et lut à rebours les formules magiques en moins de temps qu'il fallut pour le dire, les gnomes disparurent en fumé. Aujourd'hui certains disent que depuis ce jour plus aucun lutin ne vis dans cette forêt d'autres racontent que le jeune voleur fut punis de son acte et fut transformé en "nuton" en guise de châtiment afin de veiller éternellement sur le livre sacré .Il semblerait que par jour de grand vent si on fait le plus grand silence on entend à travers les branches des arbres le lutin pleurer du fond de sa grotte sa solitude et ses remords éternels.


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Etoile
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MessageSujet: Re: La Marée   19.10.10 6:43

Bien mal acquis ne profite jamais !! Merci Cosmos !!

ZOUZOU



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Sylvie
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Humeur : positive... ;o)

MessageSujet: Re: La Marée   19.10.10 6:47

Merci pour le partage de ces deux nouvelles histoires Cos! Very Happy BM


"Dans chaque épreuve, ne cherchez pas l'ennemi, cherchez l'enseignement" Mikao USUI

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mjo
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MessageSujet: Re: La Marée   19.10.10 7:18

merci cocmos
ZOUZOU
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MessageSujet: Re: La Marée   

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