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 Légendes du Québec

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cosmos1
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MessageSujet: Légendes du Québec   26.11.10 7:52

Rappel du premier message :

Bonjour à toutes et tous, nous avons la chance et le plaisir d'accueillir des personnes du Québec sur le forum. Ayant une amie habitant à Québec sur facebook, elle m'a envoyé par mail plusieurs légendes et contes du Québec.

En voici une.

Légende du Cheval Noir

On constate qu’il existe au Québec plusieurs versions et variantes de la légende du cheval qui a aidé à construire l’église d’une ou l’autre localité et qui était en fait le diable déguisé.

À croire cette légende, le diable aurait pris part à la construction des chapelles, des églises, des cathédrales un peu partout. On peut expliquer la popularité de la légende pour le fait que les bons paroissiens se sentaient contents et satisfaits par le fait de réussir à dompter le diable en le faisant travailler pour une bonne cause. Alors, Satan constructeur de l’église apparaît à Saint-Augustin dans la région de Portneuf, à Saint-Michel en Bellechasse, dans le village de Saint-Laurent sur l’Île d’Orléans, à Trois-Pistoles, à l’Islet et dans plusieurs autres localités.

Il n’y a pas toujours eu d’église ici, à l’Islet, vous le savez; il n’y avait qu’une petite chapelle de bois rond. Les paroissiens se rendaient au Cap Saint-Ignace pour faire leurs Pâques, se marier, pour faire baptiser leurs enfants ou se faire enterrer.

La nouvelle courut, un bon jour, que les résidents auraient leur curé. Grande joie dans toute la paroisse! Mais, mon Dieu comme il fallait que le nouveau curé soit étoffé! Pas d’église, pas de maison pour lui. Mais il était l’humilité même, sans vanité et quel bon coeur, ce M. Panet, le premier curé. M. Panet était un saint homme, mais un vrai saint celui-là.

On avait décidé de bâtir l’église, et M. Panet se demandait comment faire charroyer la pierre nécessaire. Il veillait une nuit et pensait: « Les chevaux sont si rares et il n’y a pas de morte saison dans les travaux de la terre. Où en trouver? Cela l’empêchait de dormir. Tout à coup son nom fut prononcé dans la nuit. Ai-je la berlue? se demanda-t-il.

La même voix l’appela une seconde fois, une voix de femme, très doucement: François, François!

Effrayé, mais il se dit en lui-même, je suis en état de grâce. Je n,ai donc rien à craindre. Se redressant, il répondit: Au nom de Dieu, que me voulez-vous?

Une belle dame lui apparut, blanche et rayonnante: “Je suis Notre-Dame du Bon Secours, dit-elle. Ne crains rien et sois confiant! Demain, à ton réveil, tu trouveras un cheval devant ta porte. Tu t’en serviras pour charroyer la pierre de ton église. La seule précaution, c’est qu’il ne faut jamais le débrider. N’oublie pas!

La dame disparut, et le bon curé tomba endormi dans sa chaise. Il se réveilla en sursaut à l’aurore. C’était en mai 1768. Le soleil éclairait déjà sa chambre. L’apparition revint à sa mémoire, mais il crût qu’elle était rêve. S’agenouillant pour faire sa prière, le curé entendit le piaffement d’un cheval dehors. Regardant par la fenêtre, il vit attaché à l’épinette rouge devant sa porte, un magnifique cheval noir dont le poil luisait au soleil. Quelle surprise! Il se passa la main sur les yeux. Mais le cheval était encore là. Il sortit sur le pas de la porte et mit la main sur la crinière du cheval pour s’assurer. Le cheval frémit de la tête aux pieds.

Les ouvriers arrivèrent à cinq heures.

- “Mes amis , dit M. Panet, j’ai emprunté un cheval pour vous. Il paraît que c’est une bête peu commune. Il vous aidera à charroyer la pierre. On le dit chatouilleux. Faites-y attention! Il ne faut pas le débrider, jamais, vous entendez? Autrement, il vous échapperait.”

- Comment s’appelle-t-il votre cheval, M. le Curé, demande Germain-à-Fabien? Après un moment de réflexion, le curé répondit: Il s’appelle Charlot. Je te le confie, mon Germain!

- N’en soyez pas inquiet, M. le Curé.

On attela Charlot à un petit chariot à roues très basses, et l’ouvrage commença. Bien que le premier voyage de pierres fut assez gros, Charlot s’en allait comme s’il n’avait eu qu’une plume derrière lui. Le curé, les voyant arriver, leur cria de ne pas se gêner, de mettre lourde la charge. Le deuxième fut deux fois plus lourd; le troisième, trois fois. Ça n’était rien du tout pour Charlot. Mais le chariot n’était pas assez fort. Les hommes en firent un deux fois plus grand, et ils y entassèrent les pierres comme si elles avaient été du foin. Les roues craquaient. Mais Charlot semblait se moquer d’eux; il touchait à peine à terre en marchant.

- Quel cheval, mes enfants, que ce Charlot! Noir comme geai, pas un poil blanc, quatre pattes parfaites, et membré de fer, donc! Et une queue qu’il portait, une croupe superbe.

- Mais il y a donc toujours un mais - de mauvaise humeur, méchant de gueule. Il fallait y faire attention. Peu importe, puisqu’on n’avait pas à le débrider.

Germain ne laissait pas les autres approcher de son cheval. Mais un beau jour, il ne put pas venir. Il faisait baptiser. Charlot passa aux mains de Rigaud-à-Baptiste.

Rigaud était un fort travailleur, mais entêté et se croyant plus futé que les autres. Puis vantard! À l’entendre, il savait tout. Son cheval, il ne lui manquait que la parole; sa vache c’était une fontaine intarissable - le lait en était de la crème pure; ses cochons engraissaient seulement à se chauffer au soleil; son chien était plus fin que bien du monde; ses poules pondaient deux oeufs chaque jour, les dimanches comme la semaine; sa terre était si fertile que le seul soin nécessaire était pour la retenir; sa femme faisait les meilleurs crêpes; sa fille avait refusé tous les farauds des alentours; elle attendait un avocat de la ville, qui devait toujours venir, mais n’arrivait jamais. Et dame! quel maquignon lui-même il était! La moitié d’un cheval, quoi!

Aujourd’hui, il avait sa chance. Charlot était à lui, son cheval. On l’entendait partout: “Hue donc par ici! Mon cheval! par là.”

Germain l’avait bien avertit: “Surtout, ne vas pas le débrider.” Mais Rigaud de répondre: “Ne t’inquiète pas, mon Germain! les chevaux, ça me connaît! Donc, Rigaud jubilait en charroyant de la pierre.

C’était en août: il faisait chaud. En traversant la rivière La Tortue, il arrête son cheval au milieu, et but deux fois dans le creux de sa main. Il siffla, mais Charlot ne voulait pas toucher à l’eau. – C’est curieux! qu’il pensa. Peut-être est-ce à cause de sa bride. Si je la lui ôtais. Qui a jamais vu un cheval boire avec sa bride! Ça prend un curé pour ne pas connaître les chevaux!”

Il lui passa la main dans la crinière, pour l’amadouer. Charlot en frémit. Et voilà la bride débouclée.

Pou…i-i-che…! Le cheval, flambant nu, partit à l’épouvante. Rigaud, lancé à quinze pieds en l’air, se ramassait dans le lit de la rivière. Revenant à lui, il aperçut le cheval qui filait comme le vent le long du chemin du roi.

M. Panet, le Curé, s’en revenait à ce moment chez lui, tête nue. comme c’était son habitude, quand il portait le bon Dieu à un malade. Il vit venir le cheval échappé, près du rocher où se dresse aujourd’hui le “monument” et tôt le reconnut. - Charlot lui-même! Mais allons donc, qu’est-ce qu’il est arrivé? Il fait un grand signe de croix pour l’arrêter.

Charlot se cabra, et, quittant le chemin, piqua droit au nord, vers le rocher qui surplombe le fleuve. Le rocher se fendit avec un coup de tonnerre. Des flammes lèchent le bord de la fissure, large de plusieurs pieds. Et le diable - car c’était lui – s’engouffra tout droit dans l’enfer, laissant derrière une odeur de souffre.

Depuis ce jour, il y a là une caverne, dans le rocher - “le trou du Diable” ou encore “la porte de l’enfer”. Elle est taillée comme à la hache, dans le roc. Sa gueule noire, tournée au nord, défie les gros nordès qui sifflent sans fin, les nuits d’hiver.

Charlot était loin d’être fier de lui, après cette tâche imposée de force. Charroyer la pierre des églises n’a jamais été un plaisir pour lui. Il paraît qu’il en était à la dixième. Ce que les contribuables de Québec lui doivent une dette. Dame aussi! Il prit sa revanche contre les paroissiens de l‘Islet.

Pendant des années, on ne put passer sans accident près de la caverne du rocher, surtout la nuit. Des chevaux de passage renâclaient d’épouvante. D’autres butaient et commençaient à boiter. Une “ménoire” de la voiture se cassait, ou le “bacul” ou le “porte-faix”; ou une roue s’enfonçait jusqu’au moyeu dans l’ornière. On y entendait quelquefois des hurlements, ou le cliquetis de chaînes en mouvement. Un animal sauvage - comme un loup - sortait de la caverne en vomissant des flammes. Les jeunes gens n’osaient plus se rendre de ce côté chez leurs blondes, le dimanche soir. Tout celà c’était la faute du beau Rigaud, qui avait débridé son cheval noir. Comme on lui en voulut! Tant et tant, qu’il ne put de ce jour jamais regarder un cheval noir en pleine face.






ZOUZOU


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mjo
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   06.12.10 8:02

merci cosmo, pour ces légendes dès le matin, un petit moment très agréable que je prend.
cheers
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   06.12.10 8:08

Merci Cos, non je ne pense pas que tu l'ai déjà mise, comme dit Mjo, c'est un vrai bonheur tous les matins de te lire.

CALIN9



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cosmos1
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   07.12.10 7:46

Bonjour à toutes et tous.

Élie Sansfaçon errait de jour en jour dans le plus profond désespoir. Il se voyait ruiné. Il était pourtant un esprit rusé qui possédait une habilité sans pareille pour conclure des marchés fructueux. Sa réputation avait depuis longtemps fait le tour du canton. Quand il allait au marché vendre ses animaux, il revenait toujours les poches pleines d'argent sonnant. Il est vrai qu'il avait possédé une terre de belle dimension, des troupeaux de vaches, une maison, des étables. Mais une nuit, la foudre était tombée sur ses bâtiments et avait tout réduit en cendres : récoltes, animaux, outils, étables. Il s'apprêtait à rebâtir quand un nouvel incendie ravagea sa maison. Cette fois, sa femme et ses enfants y périrent et seul Élie réussit à se sauver. Pauvre Élie !
Il ne lui restait plus rien, si ce n'est une vieille grange vide et les vêtements qu'il portait. C'était tout. On comprend aisément les raisons qui poussaient notre pauvre homme à se lamenter sans cesse et même à invoquer le diable ! Et justement, un matin, le diable apparut à Élie et lui dit :
- J'ai entendu tes lamentations ; je reconnais ta mauvaise fortune. Je suis venu te proposer un marché. Si tu veux me signer un papier comme quoi tu m'appartiendras, corps et âme, dans un an et un jour, je m'engage à te procurer tout l'or et l'argent que tu voudras d'ici à ce que le délai soit arrivé.
En voyant le diable, Élie sortit de sa torpeur. Il réfléchit un moment. Son aptitude à faire des marchés avantageux lui revint tout à coup. Il regarda fixement le diable et lui répondit :
- Je signerai ton papier m'engageant à t'appartenir au bout d'un an et un jour à trois conditions : d'abord, tu rempliras ma tuque que voici de pièces d'or et d'argent. Ensuite, je veux que tu le fasses en faisant glisser les pièces dans un trou pratiqué dans le toit de ma grange ; ma tuque sera clouée sous l'ouverture. Enfin, il faut que tu me promettes de ne pas te montrer d'ici un an et un jour pour que je puisse profiter tranquillement de l'argent que tu m'auras versé. Si je t'aperçois, même un petit bout de ta queue, notre marché sera rompu.
- Accepté ! s'écria le diable en ricanant. Prépare ta tuque.
- Tout sera prêt demain à l'aube, fit Élie en signant le contrat.
Le diable s'enfuit en se frottant les mains de joie. Élie souriait, ses yeux pétillaient de malice. Peu à peu, il reprenait son allure coutumière.
Cette nuit-là, Élie perça un trou dans le toit de sa grange. Il cloua par en dedans sa tuque de laine rouge dont il avait eu soin de découdre le fond. Il y enfila deux ficelles, de manière à pouvoir ouvrir ou fermer le fond au besoin, et attendit. Au lever du soleil, le diable arriva. Il grimpa sur le toit et versa par l'ouverture le contenu de deux sacs de pièces d'argent. Il fut bien étonné en constatant que les deux sacs n'avaient pas suffi à remplir la tuque d'Élie. Il passa la main dans le trou et réalisa que la tuque était vide. Il s'en alla chercher six autres sacs et remonta les vider dans le trou. Il y passa la main : la tuque était toujours là, mais elle était vide !
Dans la grange, Élie manoeuvrait les ficelles. Quand le diable vidait les sacs il lâchait les ficelles et les pièces, passant par le fond ouvert de la tuque, tombaient au beau milieu du plancher. Toute la journée le diable transporta des sacs d'argent sans que la tuque rouge ne soit jamais remplie. Le lendemain, il recommença. Puis, il se mit à douter de la bonne foi d'Élie car il avait cru entendre une voix venant de la grange et quelques mots d'une chanson :
Bon diable, bon diable
Verse, verse dans ma tuque
Des écus, des écus,
Cherche, fouille, reluque
Tiens ! ils ont disparu.

Le surlendemain, la tuque rouge ne s'emplissait pas plus que les jours précédents. Le diable se mit en colère. Il criait et menaçait Élie.
- N'entre pas dans la grange, ne te fais pas voir, avertit Élie, car notre marché serait rompu.
Le diable entra dans une grande fureur et abandonna la partie. Il s'enfuit en crachant du feu qui, heureusement, ne brûla rien. Élie ramassa ses pièces d'argent qui faisaient une montagne au milieu du plancher. Il en remplit dix grands sacs. Élie reconstruit sa maison, ses étables, répara sa grange. Il acheta une vache, trois moutons et quelques outils. Il donna le reste de son argent aux pauvres. Jusqu'à la fin de ses jours, il mena une vie bien tranquille entre sa vache et ses moutons. Le tour joué au diable fut son dernier marché. Le soir, Élie restait longtemps assis sur sa galerie ; on l'entendit parfois fredonner :
Vieux diable, vieux diable
Regarde donc dans ma tuque !
Les vois-tu ?
Tes beaux écus, beaux écus ?
Ils n'y sont plus.




Une tuque est un bonnet de laine.


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mjo
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   07.12.10 9:14

merci cosmos !
STP cosmos, pourrait tu mettres une police plus grande ! merci pour mes petites yeux qui sont fatigués.
BM
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   07.12.10 10:28

Merci Cos. Belle journée à toi.

CALIN9



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MessageSujet: La police de caractère.   07.12.10 10:46

Bonjour Mjo, je vais regarder à ce petit soucis-là pour les yeux fatigués.



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mjo
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   07.12.10 10:55

merci cosmos, c'est gentil à toi.
mjo OHOH
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   08.12.10 7:37

Bonjour à tout le monde.

La croyance populaire qui voulait que le diable pouvait prendre possession d'une jeune fille coquette est très fréquente. L'une des premières transcriptions écrite de cette légende se trouve dans un ouvrage de Philippe-Aubert de Gaspé, Le Chercheur de trésors, paru en 1878 sous le titre L'Étranger.

De nombreuses variantes existent et circulent dans toutes les régions du Québec. Ici, l'événement se déroule pendant une veillée de mardi gras comme il y en avait beaucoup dans les villages et campagnes du début du siècle.

Il y avait autrefois un nommé Latulipe qui avait une fille appelée Rose dont il était fou. Elle était la plus jolie des jeunes filles ; sa peau était douce, ses joues roses, sa chevelure brune bouclée, ses gestes gracieux. Son père l'adorait et lui passait tous ses caprices.

La jolie Rose avait un fiancé qui se nommait Gabriel. Elle aimait bien son amoureux mais ce que Rose aimait encore plus c'étaient les divertissements. Elle cherchait toujours prétexte, une fête ou un événement quelconque, pour demander à son père de convier des musiciens et des jeunesses chez eux pour une veillée.

Quelques jours avant le mardi gras, elle se mit à tourmenter son père :

- Feriez-vous venir le violoneux du rang* voisin, père ? On dit qu'il joue à merveille. On ferait un petit bal pour le mardi gras ! Dites oui ! Oh ! dites oui, suppliait Rose.

Le père Latulipe se laissa tourmenter un jour, deux jours et à la fin, de guerre lasse, il consentit.

- Mais ma fille, dit-il, il faudra faire attention. Je ne veux pas qu'on danse après minuit ! Le carême commence le lendemain et il faut faire pénitence.

Rose, folle de joie, embrassa son père et promit de respecter la tradition. Elle passa le reste de la semaine à préparer sa toilette, à décorer la salle. Enfin le mardi gras arriva.

Dans la compagne, les nouvelles vont vite. Quand on sut qu'il y avait bal chez Latulipe, ce ne fut pas un seul violoneux qui se présenta. Il en vint trois et des meilleurs !

Si bien que la fête fut magnifique. On riait, on dansait avec tant d'ardeur et de plaisir que le plancher en craquait. Au dehors, une tempête de neige s'était déclarée mais personne n'y faisait attention. Le bruit des rafales de vent était entièrement couvert par le son des violons qui entraînaient les danseurs dans des cotillons* et des rigodons* étourdissants.

Rose était gaie comme un pinson : elle ne manquait pas une danse, acceptant toutes les invitations. Son fiancé Gabriel se sentait un peu délaissé mais, voyant sa Rose si heureuse et si enjouée, il prit son mal en patience en songeant qu'ils seraient bientôt unis pour la vie.

Tout à coup, au milieu d'un rigodon*, on entendit une voiture s'arrêter devant la porte. Plusieurs personnes coururent aux fenêtres pour tenter de distinguer le nouveau venu à travers la neige collée aux carreaux. Ils virent d'abord un magnifique cheval noir et puis un grand gaillard tout couvert de neige et de frimas qui s'avança sur le seuil. On s'arrêta de parler et de chanter et l'inconnu entra. Il secoua la neige de ses bottes et de son manteau, et l'on remarqua l'élégance de son costume de fin velours tout noir.

- Puis-je m'arrêter dans votre maison quelques instants ? demanda-t-il.

Le maître de maison, le père Latulipe, s'avança vers lui et dit :

- Dégreyez-vous*, monsieur, et venez vous divertir. Ce n'est pas un temps pour voyager !

L'étranger enleva son manteau mais refusa de se débarrasser de son chapeau et de ses gants.

- Une coutume de seigneur, chuchotèrent les curieux regroupés autour de lui.

Tout le monde était impressionné par l'arrivée de ce nouveau venu. Les garçons étaient pleins d'admiration pour le cheval noir qui était attaché au poteau de la galerie. Ils lui trouvaient le poil brillant et l'allure altière des pur-sang mais ils s'étonnaient de constater que là où ses sabots étaient posés, la neige avait fondu complètement.

« Drôle de bête », pensaient-ils. Les demoiselles, elles, examinaient en rougissant le bel homme élégant. Chacune d'elles, dans le secret de son cœur, espérait que ce survenant allait l'inviter à danser. Mais c'est vers Rose qu'il alla.

- Mademoiselle, lui dit-il en la fixant de ses yeux de braise, voulez-vous danser avec moi ?

Il va sans dire que Rose ne se fit pas prier, sentant peser sur elle le regard de toutes ses compagnes qui l'enviaient. L'inconnu entraîna aussitôt la jeune fille dans un quadrille, puis lui en fit danser un autre ; les violoneux ne s'arrêtaient pas et l'on enchaîna avec des reels* et des cotillons*.

Rose ne pouvait plus s'arrêter de danser : comme si elle ne pouvait plus se détacher des bras de son partenaire. Tous les invités les regardaient évoluer ensemble en louant leur élégance. Comblée de bonheur, Rose oublia totalement Gabriel qui s'était retiré dans un coin, mal à l'aise.

- Voyons donc, Gabriel ! lui lança Amédée, un jovial paysan, en lui tendant un gobelet plein de caribou*.Prends pas cet air d'enterrement ! Sois gai, bois et profite de ta jeunesse !

Mais Gabriel eut beau boire plus que sa soif le lui commandait, son cœur était douloureux. Et Rose, sa belle Rose, les joues en feu, continuait de tourner avec le beau jeune homme.

Soudain, on entendit sonner le premier coup de minuit. Le père Latulipe regarda l'horloge. Les danseurs s'arrêtèrent et les violons se turent.

- Il est minuit, fit l'hôte. Le mercredi des Cendres est arrivé. Alors, je vous demande de vous retirer.

Rose vint pour se dégager mais son compagnon serra ses deux mains dans les siennes.

- Dansons encore, lui murmura-t-il.

Rose ne voyait plus les gens autour d'elle, qui retenaient leur souffle. Ni sa mère, ni son père, ni Gabriel... Rose était envoûtée par la voix et le regard de son compagnon et voilà que sans l'aide de la musique, les deux danseurs reprirent les pas du cotillon* et se remirent à danser, danser, danser... Les autres restaient figés. Personne ne bougeait. L'hôte hésitait à intervenir. Puis, le tourbillon ralentit. L'étranger saisit un gobelet plein sur la table, le leva en criant :

- À la santé de Lucifer !

Ses yeux lançaient des éclairs, une flamme bleue jaillit de son verre, faisant reculer les invités effrayés. Mais il ne lâchait pas Rose, qu'il tenait fermement. Puis, se penchant vers elle, il déposa sur sa bouche un baiser brûlant.

Au même instant, le tonnerre éclata au-dessus du toit : dans un brouhaha de cris et de hurlements, la maison prit feu. Dans la confusion qui suivit, on ne vit pas l'homme en noir lâcher la main de Rose et s'enfuir dans la nuit sur son cheval.

Au petit matin, il ne restait que des cendres de la maison des Latulipe. Et Rose, réfugiée chez les voisins, était vieillie de cinquante ans. Ses cheveux bruns avaient la couleur de la cendre. Ses joues roses et rebondies la veille étaient pâles et toutes ridées. Et sur ses lèvres on voyait la trace d'une brûlure toute fraîche. C'était la trace du baiser qu'elle avait reçu du diable !



J'espère que cela te va comme caractère de police Mjo.


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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   08.12.10 8:17

Merci Cos ! Comme quoi, il ne faut pas se laisser tourner la tête... plus facile à dire...

Bonne journée.

CALIN9



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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   08.12.10 18:52

tu es un chou, cosmos.
merci à toi.
OHOH ZOUZOU
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   09.12.10 6:12

Bonjour à toutes et tous.

La découverte à Londres, en 1947, des papiers des deux procès la concernant, ont permis de rétablir bien des faits au sujet de Marie-Josephte Corriveau. Son destin, différent de celui de la sorcière des légendes, n'en demeure pas moins tragique. Voici des faits réels:


• 14 mai 1733: Naissance de Marie-Josephte Corriveau à Saint-Vallier de Bellechasse;

• 17 novembre 1749: Premier mariage de Marie-Josephte à Charles Bouchard, cultivateur de Saint-Vallier;

• 10 mars 1752: naissance de Marie-Françoise;

• 6 février 1754: naissance de Marie-Angélique;

• 16 août 1757: naissance de Charles;

• 25 avril 1760: Mort mystérieuse de Charles Bouchard;

• Juillet 1761: Marie-Josephte épouse en seconde noce, Louis Dodier;

• 26 janvier 1763: Mort tragique de Louis Dodier;

• 10 avril 1763: Joseph Corriveau, le père de Marie-Josephte, fut condamné à mort;

• 15 avril: Marie-Josephte se déclara coupable des meurtres de ses deux époux;

• 18 avril 1763: Marie-Josephte Corriveau fut pendue et son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un carrefour.
Marie-Josephte Corriveau était la fille de Joseph Corriveau et de Françoise Bolduc, de Saint-Vallier de Bellechasse. Joseph et Françoise eurent neuf enfants, dont Marie-Josephte «La Corriveau» qui naquit le 14 mai 1733.
À seize ans, Marie-Josephte épousa Charles Bouchard qui était alors agée de 23 ans et était cultivateur. Pendant les onze années qu'ils vécurent ensemble, ils eurent trois enfants.
Puis, Charles mourut de façon soudaine sans que personne ne puisse en expliquer vraiment la cause. Cette mort étrange et inopinée fit courir bien des rumeurs. On racontait que Marie-Josephte, fort jalouse, s'était débarassée d'un mari un peu trop libertin à son goût, en lui versant du plomb fondu et bouillant dans une oreille alors qu'il dormait. Cependant, on ne put jamais rien prouver et Marie-Josephte épousa après quinze mois de veuvage, Louis Dodier.
Quelques mois plus tard, Louis mourait à son tour. On le trouva au petit matin, dans un enclos à chevaux, la tête écrasée. Cette fois, la justice fit enquête. «La Corriveau», jouant d'astuces et de perfidie, fit tant et si bien qu'elle convainquit son père, Joseph Corriveau, de s'avouer coupable du meurtre de Louis. Un premier procès eut lieu au couvent des Ursulines à Québec. Un tribunal militaire formé de douze officiers anglais condamna à mort Joseph Corriveau. Ce même tribunal condamna aussi Marie-Josephte à 60 coups de fouet sur un dos nu et on devait aussi la marquer d'un M (pour meurtrière) au fer rouge, à la main gauche. Elle était accusée de complicité.
Ces sentences ne furent jamais exécutées. Le pauvre Joseph affirma à un père Jésuite son innocence et désigna sa fille comme seule responsable du meurtre de son mari.

Quelques jours plus tard, la Cour s'étant à nouveau consultée, entendit les aveux de Marie-Josephte s'avouant coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de hache durant son sommeil, de l'avoir traîné à l'écurie pour tenter de faire croire qu'un cheval lui avait écrasé la tête. Cette fois le verdict tomba et la sentence disait:
«Marie-Josephte Corriveau sera mise à mort pour ce crime et son corps sera suspendu dans les chaînes, à l'endroit que le gouverneur croira devoir désigner.»
L'exécution eut lieu sur les Buttes-à-Nepveu, près des Plaines d'Abraham. Son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un poteau, à un carrefour de Lévis. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour.
La cage fut très probablement enterrée dans le cimetière derrière l'église du village puisqu'en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on retrouva la cage avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum, de New York, qui l'exposa comme curiosité pendant plusieurs années.





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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   09.12.10 6:15

Bonjour à toutes et tous, ayant eu des petits soucis de la taille de la police, je dois remettre la légende pour les gens qui ont des difficultés de lecture.


La découverte à Londres, en 1947, des papiers des deux procès la concernant, ont permis de rétablir bien des faits au sujet de Marie-Josephte Corriveau. Son destin, différent de celui de la sorcière des légendes, n'en demeure pas moins tragique. Voici des faits réels:


• 14 mai 1733: Naissance de Marie-Josephte Corriveau à Saint-Vallier de Bellechasse;

• 17 novembre 1749: Premier mariage de Marie-Josephte à Charles Bouchard, cultivateur de Saint-Vallier;

• 10 mars 1752: naissance de Marie-Françoise;

• 6 février 1754: naissance de Marie-Angélique;

• 16 août 1757: naissance de Charles;

• 25 avril 1760: Mort mystérieuse de Charles Bouchard;

• Juillet 1761: Marie-Josephte épouse en seconde noce, Louis Dodier;

• 26 janvier 1763: Mort tragique de Louis Dodier;

• 10 avril 1763: Joseph Corriveau, le père de Marie-Josephte, fut condamné à mort;

• 15 avril: Marie-Josephte se déclara coupable des meurtres de ses deux époux;

• 18 avril 1763: Marie-Josephte Corriveau fut pendue et son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un carrefour.
Marie-Josephte Corriveau était la fille de Joseph Corriveau et de Françoise Bolduc, de Saint-Vallier de Bellechasse. Joseph et Françoise eurent neuf enfants, dont Marie-Josephte «La Corriveau» qui naquit le 14 mai 1733.
À seize ans, Marie-Josephte épousa Charles Bouchard qui était alors agée de 23 ans et était cultivateur. Pendant les onze années qu'ils vécurent ensemble, ils eurent trois enfants.
Puis, Charles mourut de façon soudaine sans que personne ne puisse en expliquer vraiment la cause. Cette mort étrange et inopinée fit courir bien des rumeurs. On racontait que Marie-Josephte, fort jalouse, s'était débarassée d'un mari un peu trop libertin à son goût, en lui versant du plomb fondu et bouillant dans une oreille alors qu'il dormait. Cependant, on ne put jamais rien prouver et Marie-Josephte épousa après quinze mois de veuvage, Louis Dodier.
Quelques mois plus tard, Louis mourait à son tour. On le trouva au petit matin, dans un enclos à chevaux, la tête écrasée. Cette fois, la justice fit enquête. «La Corriveau», jouant d'astuces et de perfidie, fit tant et si bien qu'elle convainquit son père, Joseph Corriveau, de s'avouer coupable du meurtre de Louis. Un premier procès eut lieu au couvent des Ursulines à Québec. Un tribunal militaire formé de douze officiers anglais condamna à mort Joseph Corriveau. Ce même tribunal condamna aussi Marie-Josephte à 60 coups de fouet sur un dos nu et on devait aussi la marquer d'un M (pour meurtrière) au fer rouge, à la main gauche. Elle était accusée de complicité.
Ces sentences ne furent jamais exécutées. Le pauvre Joseph affirma à un père Jésuite son innocence et désigna sa fille comme seule responsable du meurtre de son mari.

Quelques jours plus tard, la Cour s'étant à nouveau consultée, entendit les aveux de Marie-Josephte s'avouant coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de hache durant son sommeil, de l'avoir traîné à l'écurie pour tenter de faire croire qu'un cheval lui avait écrasé la tête. Cette fois le verdict tomba et la sentence disait:
«Marie-Josephte Corriveau sera mise à mort pour ce crime et son corps sera suspendu dans les chaînes, à l'endroit que le gouverneur croira devoir désigner.»
L'exécution eut lieu sur les Buttes-à-Nepveu, près des Plaines d'Abraham. Son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un poteau, à un carrefour de Lévis. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour.
La cage fut très probablement enterrée dans le cimetière derrière l'église du village puisqu'en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on retrouva la cage avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum, de New York, qui l'exposa comme curiosité pendant plusieurs années.




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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   09.12.10 8:17

Pas très fréquentable cette dame !! brrrr !!! Mercii Cos !!

CALIN9



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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   09.12.10 9:11

oh mais, c'est affreux, affraid
merci tout de meme cosmos.
et merci encore pour la police, c'est super ! YOU
ETINCELLE
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   10.12.10 7:43

Bonjour à tout le monde, j'ai épuisé mes connaissances en légendes du Québec, à celles et ceux qui en sont originaires, si vous connaisez d'autres légendes, vous pouvez les mettre sur ce post.


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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   10.12.10 12:34

cosmos peut tu me dires si tu connais l'histoire
des signes du sodiaque chinois.
je suis cheval de feu qui n'apparait que tous les 60 ans. il y a quelques années j'avais lu
que ce signe portait malheure que ces qualités et défauts étaient multipliés par 10.
mais je n'arrive pas à mettre la main dessus. peut etre que toi tu connais.
merci
mjo Smile
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MessageSujet: Le cheval de feu   10.12.10 13:02

Bonjour Mjo, voici ce que j'ai trouvé.

Raffiné, beau parleur, populaire mais impatient. Besoin d'être entouré et soutenu; réagit mal à l'échec. Le Cheval a une belle allure, il sait s'habiller, aime les arts, les spectacles, bref il a de la classe. Le Cheval sait faire des compliments, il est gai, parleur, sympathique et populaire. Son esprit est rapide, il est doué pour parler, il gesticule beaucoup, il est très habile et pourtant manque totalement de confiance en lui : c'est un faible. Il est aussi très coléreux et ceux qui l'on déjà vu en colère ne lui accorderont plus la même confiance car souvent ses colères sont très infantiles. Pour réussir, il lui faudra dominer, alors souvent le Cheval deviendra égoïste, il piétinera ceux qui se trouvent sur son chemin, sans remords car son ambition est grande. Très indépendant, il demande souvent des conseils mais les suit très rarement, il n'en fait qu'a sa tête. Quand il fondera sa propre famille, il sera très bénéfique pour elle, il en sera le personnage central, ce qui le ravira. Il est bon travailleur et bon financier mais comme il est d'humeur changeante, il se lasse vite de ce qu'il entreprend, mais il recommencera toujours avec le coeur rempli de rêves et d'espoir. En amour le Cheval est faible, il abandonnera tout pour suivre l'amour de sa vie et c'est pourquoi parfois, il échouera sa vie. Le Cheval va bien avec la Chèvre, ils seront complices en tout, il ira bien aussi avec le Tigre et le Chien. Mais qu'il évite le Rat, une liaison entre ces deux êtres passionnés ferait des étincelles et pourrait aller jusqu'au drame. La vie du Cheval de feu sera accentuée en tout, c'est à dire en qualités, en défauts bénéfiques et maléfiques.
Ses AmoursSensuel mais non sentimental. Bon équilibre avec la Chèvre et Chien.Ses AmisChien - Tigre - ChèvreSes EnnemisRat - Singe - BoeufUn ConseilFuyez la solitude.Pour les AutresLe pessimisme du Cheval est difficile à supporter.ElémentsTerre : sédentaire, dépendant, content
Métal : libre, amical, egoïste
Eau : amusant, changeant, adaptable
Bois : discipliné, écoutant, actif
Feu : intelligent, excitable, passionné







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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   10.12.10 17:24

merci mon petit cosmos.
ca c'est plustot mes traits de caractères.
moi je parlais d'une légende, je ne sais plus en quel année les chinois ont avortés tellement ils avaient peur d'avoir un enfant " cheval de feu ".
mais c'est super gentil à toi !
ZOUZOU
mjo
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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   10.12.10 17:24

oh pour la police cosmos, c'est d'enfer !
merci encore !
TOP
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cosmos1
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MessageSujet: L'astrologie chinoise.   11.12.10 8:32

Bonjour à toutes et tous.
Bonjour Mjo,
Je ne sais pas te dire plus que ce que j'ai retrouvé dans mes bouquins.


La légende raconte qu'un certain nouvel an chinois, Bouddha appela à lui les animaux de la création en leur promettant une récompense à condition qu'ils daignent se déranger.
Douze animaux seulement se rendirent à cet étrange rendez-vous, et dans l'ordre suivant : le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. A chacun d'eux Bouddha offrit une année qui porterait son nom, et dans l'ordre de leur arrivée.
Les Pays asiatiques ont des signes qui, au lieu de dépendre du soleil, comme les signes du Zodiaque, dépendent de la lune ou plutôt des années lunaires. Une année lunaire comprend 12 lunes et même 13 tous les 12 ans. C'est pourquoi le Nouvel An asiatique (fête du Têt au Viet-nam) n'est jamais à la même date.
Comme pour nos signes du Zodiaque le cycle est de 12, mais de 12 années au lieu de 12 mois, et les signes défilent toujours dans le même ordre.
Chaque année de ce cycle est représenté par un animal et cet animal exercera une influence sur la destinée et le caractère des êtres humains nés pendant cette année. Outre votre signe vous trouverez deux indications complémentaires à l'analyse de votre caractère : la dominante Yin ou Yang de votre signe et l'élément (bois, feu, terre, métal et eau) correspondant à l'année de votre naissance.
Ces signes ont en Asie une telle importance personnelle, financière et politique que personne n'entreprend une action sans les consulter.





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MessageSujet: Re: Légendes du Québec   13.12.10 10:08

merci cosmos c'est pas grave ten fait pas.
un jour ou l'autre je remettre la main dessus.
mjo YOU
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