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 Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.

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cosmos1
Le Pédagogue
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Pays : Belgique
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MessageSujet: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   12.12.10 9:01

Bonjour à toutes et tous, je vous propose de venir y déposer vos traditions locales ou nationales. Pour ma part, je vous présenterai divers carnaval de ma région mais aussi des traditions, qu'elles soient profanes ou non. Venez partager vos connaissances folkloriques.


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cosmos1
Le Pédagogue
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Pays : Belgique
Localisation : Binche
Humeur : Bonne

MessageSujet: Les traditions belges.   13.12.10 6:55

Bonjour à toutes et tous.
En Belgique, il y a différents carnavals et différentes traditions profanes ou non, qui tombent avant Pâques, en général cela va de 6 semaines avant Pâques jusqu'à la mi-août. Nous commencerons par le carnaval de Binche, en passant par la Laetare avec le carnaval de Stavelot, Malmedy, la procession des chats, après Pâques nous aurons le doudou, le Meeboom, la fête en République d'Outre-Meuse, la ducasse d'Ath,... Je ferais de mon mieux avec mes connaissances, mais nous allons entrer dans le vif du sujet dès demain avec le carnaval de Binche, un long post à lire pour ceux qui s'intéressent à la tradition belge.



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mjo
le Sage
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   13.12.10 8:51

bonne idée cosmos.

pour ma part étant née à cordoue dans le sud de l'espagne.

La fiesta en Cordoba!Tout comme n’importe quelle autre ville espagnole, Cordoue possède un calendrier de d’événements traditionnels bien rempli. C’est à ce moment-là que les visiteurs affluent en nombre dans les ruelles et profitent de la qualité des endroits et de la joie et bonne humeur de ses habitants.

Tous ceux qui désirent admirer la ville vêtue de ses meilleurs attributs doivent venir à Cordoue en période de fêtes, que ce soit en Semaine Sainte, pendant la Croix de Mai voire lors de la Foire de Notre Dame de la Santé, pour ne citer que quelques exemples.

Fêtes et événements

Le calendrier cordouan est parsemé de fêtes et d’événements, mois après mois. La culture inonde les rues, les places, les théâtres et les salles de spectacle, dotant la ville d’une vie culturelle saine et prospère.

Petit tour d’horizon des événements annuels qui attirent non seulement les Cordouans mais également les touristes…
Le Carnaval de Cordoue se célèbre tout au long de la deuxième quinzaine de février. À ce moment-là, les blagues et les troupes envahissent de musique les ruelles de la ville et un concours est organisé dans le Grand Théâtre afin d’élire la composition la plus originale. Ensuite, place à un grand défilé où tout le monde participe allègrement.

Pendant la Semaine Sainte, les habitants de Cordoue commémorent la Passion du Christ en faisant éloge de leur foi publiquement. Les rues sont décorées et les processions déambulent dans la vieille ville, éclairées par la faible lumière des cierges des Nazaréens, laissant derrière eux une odeur d’encens. Il est également très courant d’entendre le chant religieux d'inspiration populaire d’un dévot.

Actuellement, Cordoue compte 35 confréries de pénitence et, contrairement aux autres villes espagnoles, la procession de cette ville est silencieuse et recueillie. Voici les icônes les plus vénérés par ses habitants : El Rescatado (littéralement, le sauvé) est sorti le Dimanche des Rameaux et le Lundi Saint et la procession, l’une des plus représentatives, commence à l’église de San Lorenzo. Nuestra Señora de la Paz y la Esperanza (Notre Dame de la Paix et de l’Espérance), procession le Mercredi Saint depuis le Couvent de Santo Angel de los Padres Capuchinos. Nuestra Señora de las Angustias (Notre Dame des Angoisses), procession le Jeudi Saint depuis l’église de San Pablo ou encore La Virgen de los Dolores (La Vièrge des Douleurs), qui rassemble de nombreux fidèles lors de la procession du Vendredi Saint.

je n'ai jamais eu l'occasion d'aller à la semana santa étant partie en France vers l'aqe de 2ans. mais mes parents mon beaucoup parler de cette semaine qu'ils ont vécu jusqu'à leur 19 ans, puis ils sont venus vivre en France.
mais je sais que j'irai un jour.
mjo
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cosmos1
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Pays : Belgique
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MessageSujet: Cordoue   13.12.10 10:04

Bonjour Mjo, merci pour ce partage, j'ai, en effet, souvent entendu parler de Cordoue. Pour sa procession des pénitents, actuellement, dans le livre que je lis "Les voyages interdits de Marco Polo", j'ai entendu aussi parlé de Cordoue, mais pour une autre raison, pour ces cuires. Déjà au 13ème siècle, on en parlait. Un jour, tu iras à Cordoue, je te fais confiance. Mais merci pour ce partage car je ne connais pas bien les traditions ibériques.


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mjo
le Sage
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   13.12.10 11:07

merci cosmos
il y a bien longtemp que je n'y suis aller, 18 ans je croie.
ma grand mère et toutes mes tantes et oncles habitent madrid, il reste un oncle à cordoue.
mais tellement d'histoire de famille que je n'y vais plus depuis longtemps.
le plus important c'est que mes parents sont avec moi en France.
un petit peu d'histoire si cela t'intéresse.
Cordoue
Hisoire de la ville de Cordoue :

Le site de Cordoue est occupé depuis la préhistoire et devient une colonie romaine au 2ème siècle avant JC, fondée par Marcus Claudius Marcellus, consul de Rome.
La ville reçut le statut de la province de Bétique (Hispania Baetica) qui correspond à peu près à l'Andalousie. Cette région est prospère grâce à ses ressources naturelles, plomb et argent, son agriculture et son commerce facilité par la navigation sur le Guadalquivir (Baetis).

Au 3ème siècle, Cordoue devient le siège de l'évêché. Cette opulence subsiste jusqu'en 572, lorsque les Wisigoths occupent la ville après l'effondrement de l'empire romain d'occident.

Au début du 8ème siècle, les Maures envahissent la péninsule ibérique et en 711, ils s'emparent de Cordoue qui retrouve très vite sa splendeur. Les musulmans entreprennent de grandes constructions et établissent leur gouvernement. Cordoue devient la capitale de l'Espagne maure. La langue officielle est dorénavant l'arabe et la religion dominante est l'islam.

Cordoue va dès lors connaître un rayonnement incroyable, plus de 1000 mosquées et 600 bains publics vont être construits. En 929, Abd al-Rahman III établit le califat de Cordoue qui va rivaliser en taille et en splendeur avec Bagdad ou Constantinople. A son apogée, sa population atteint 250 000 habitants.

Au début du 13ème siècle, le califat se divise en petits états appelés Taïfas (communautés). Cette séparation et la rivalité qui s'installe entre eux favorisent la conquête de la région et en 1236, Ferdinand III de Castille rattache Cordoue à l'Espagne catholique.
Dans un premier temps, les communautés juives et musulmanes vivent en bonne entente avec les catholiques. Cependant au 15ème siècle les choses changeront et le gouvernement veut établir ue Espagne catholique et unifiée. Les Juifs sont chassés hors du pays et les musulmans qui refusent de se convertir le quittent également.

Cordoue resta alors capitale d'une région agricole prospère mais ne connut plus jamais son rayonnement passé.
En 1801, Napoléon veut s'emparer de l'Espagne qu'il désire intégrer à son Empire. Il obtient l'abdication du roi en sa faveur ce qui va soulever la population contre les troupes françaises. La révolte éclate à Madrid et la répression est sanglante mais très vite toutes les régions espagnoles suivent le mouvement. L'Andalousie devient le centre de la résistance et Napoléon concentre sa contre offensive sur la région c'est ainsi qu'il va s'emparer de Cordoue la laissant en cendres. Les Espagnols ne renoncent pas et une guérilla s'installe. Les Français devront renoncer à l'Espagne en 1814 et Ferdinand VII retrouva son trône.

Visiter Cordoue
Comme toutes les villes andalouses, Cordoue nous offre ce mélange de styles musulman et catholique, témoins de ses influences passées. Les vieux quartiers de la ville présentent des ruelles sinueuses bordées de belles maisons blanchies à la chaud aux portails de fer forgé donnant accès aux célèbres patios fleuris où les habitants viennent chercher un peu de fraîcheur au cœur de leurs étés torrides. Si vous passez par Cordoue au mois de mai, vous aurez accès à ces cours puisque les propriétaires les laissent ouvertes à tous afin de participer au concours du plus beau patio fleuri de la ville. Cordoue qui fut un des plus grands centres intellectuels du monde, vit aujourd'hui principalement du tourisme. Tout en préservant ses trésors architecturaux, elle a su se tourner vers la technologie pour accueillir ses visiteurs dans une infrastructure hôtelière alliant le charme des traditions hospitalières ibériques et le confort du modernisme. Amateurs d'art, de culture ou de flâneries trouveront de quoi satisfaire leurs besoins dans la vieille cité andalouse. Enfin, vous pourrez goûter à la cuisine cordouane, vous désaltérer à une terrasse ombragée, profiter des fêtes nocturnes, visiter les multiples musées, les anciennes mosquées transformées en églises ou simplement admirer les nombreux jardins publics de la ville.

voilà
mjo

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cosmos1
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MessageSujet: Le carnaval de Binche   14.12.10 8:19

Avant de vous parler de son carnaval, voici une petite présentation de Binche en tant que ville.

Binche se développe au Moyen Âge à deux pas de la « chaussée Brunehault » qui reliait dans l’antiquité Bavay à Cologne et restera longtemps un axe de communication important. Formes anciennes : 1124 Bincio. (Il existe une forme néerlandaise inusitée Bing.) La ville a atteint son apogée en matière économique et de pouvoir lorsque la Belgique était sous domination espagnole. Binche fut le lieu de résidence de Marie de Hongrie, la sœur de Charles Quint. Elle a par ailleurs invité Charles-Quint à Binche en 1549 et elle a, pour cette occasion, organisé de magnifiques fêtes. Aujourd'hui, ces fêtes sont connues sous le nom des Triomphes de Binche. La section de Binche est le chef-lieu de l'entité binchoise qui regroupe plusieurs anciennes communes (Bray, Buvrinnes, Épinois, Leval-Trahegnies,Péronnes-lez-Binche, Ressaix et Waudrez). L'ancienne commune de Battignies fut annexée à Binche dès 1881, les autres furent fusionnées avec Binche le 1er janvier 1977.
Demain nous entrerons dans le vif du sujet.
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mjo
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   14.12.10 8:47

merci cosmos
OHOH
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cosmos1
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MessageSujet: Un carnaval et des hommes   15.12.10 7:20

Bonjour à toutes et tous, vous me direz, qu'est-ce que le carnaval a avoir avec le forum ??? Voilà ma réponse, le carnaval est, dans la vie, important en ce sens qu'il sert à faire fuir le démon de l'hiver, à réveiller les semences enfouies dans la terre. A réveiller la terre de son hibernation. C'est le rôle principal du Carnaval, quelque soit la ville, le pays. Binche ne fait pas exception à ce rôle, il est là pour réveiller la terre de Binche, chasser l'hiver et faire venir le printemps. Mais pourquoi prendre 6 semaines pour préparer le carnaval, qu'est-ce qui fait qu'il est unique ??? Il n'est pas unique, il est lui, il fait parti du patrimoine moral et immatériel de l'UNESCO. Il a été reconnu comme une vieille tradition, mais nous allons entrer plus encore dans le sujet.


Le carnaval de Binche est le plus célèbre de Belgique. Chaque année, il attire de plus en plus de visiteurs étrangers (surtout de France), notamment grâce à sa reconnaissance, en 2003, par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial en tant que chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
Les festivités se déroulent en deux parties : le carnaval proprement dit et l'avant-carnaval, temps des « soumonces ». Le carnaval commence 49 jours avant Pâqueset les soumonces six semaines avant les trois « jours gras ».
Le carnaval « de type binchois » se célèbre dans toute la Région du Centre, mais c'est à Binche qu'il demeure le plus codifié et le plus traditionnel. Les personnages principaux en sont les Gilles, qui dansent au son des airs traditionnels du carnaval, sons qui sont joués par une petite fanfare composée de cuivres, de tambours (en général, on compte six tamboureurs par batterie) et d'une grosse caisse (parfois deux dans d'autres villes).
Contrairement à leurs homologues des villages environnants, les Gilles binchois ne sortent que le Mardi-Gras et doivent respecter certaines coutumes (ne pas se déplacer sans l'accompagnement d'au minimum un joueur de tambour, ne pas s'assoir en public, ne jamais être saoul, être obligatoirement Binchois d'origine...).
Les autres personnages, qui forment les sociétés dites "de fantaisie", sont l'Arlequin (enfants de l'Athénée royal de la ville), le Paysan (enfants du Collège Notre-Dame de Bon secours), les Pierrots (enfants du "Petit-Collège"). D'autres sociétés de fantaisie ont participé aux cortèges du Mardi-Gras d'antan et ont disparu (Marins, Princes d'Orient, Mousquetaires, etc).


Le sixième et cinquième dimanche avant le carnaval, les sociétés (groupements de Gilles ou bien des sociétés de fantaisie) se retrouvent en début de soirée et sortent, sans costume, dans les rues de Binche au son des tambours.

C'est ce que nous nommerons les répétitions de batterie.

batterie : ensemble 6 joueurs de tambour et d’1 grosse caisse (accompagnés de cuivres depuis le début des cortèges de l’après-midi jusque approximativement 23 :00)




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cosmos1
Le Pédagogue
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MessageSujet: Les soumonces   16.12.10 12:26

Bonjour à toutes et tous.

Le quatrième et troisième dimanche avant le carnaval, les sociétés dansent dans les rues de Binche, toujours au son des tambours. Chaque membre de société est chaussé de sabots de bois, porte l' « apertintaille » (ceinture de grelots), le « ramon » à la main.

L'ambiance monte, on attend avec impatience les trois jours gras.
Le terme de soumonce vient du latin, "Submonere" avertir, ce qui veut dire que la soumonce est un avertissement à la fête, une répétition.


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jocelyne
le Génie
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Pays : Quebec
Localisation : St-Georges de Beauce, Québec

MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   16.12.10 23:14

Merci Cosmos et mjo ! C'est super intéressant ! Je vais lire tout ça très bientôt !
ZOUZOU
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cosmos1
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MessageSujet: Soumonces en musique.    17.12.10 6:41

Bonjour à toutes et tous.




Lors des deux dimanches de soumonce en musique, les
sociétés partent vers 15 heures de cafés situés à l'extérieur du centre de la
ville pour s'y rejoindre vers 20 heures.

Dernière étape dans la préparation de ce Carnaval, les soumonces en musique ont
en plus de la batterie, la musique. Constituée d'instruments à vent tels que la
clarinette et la trompette, la "musique" joue les airs de Gilles au
nombre de vingt-six. Ils sont d'origines diverses et remontent au dix-neuvième
siècle dans leur forme et leur arrangement mais les mélodies proviennent d'airs
du dix-huitième siècle.

Les sociétaires ont troqués l'apertintaille et le ramon contre le travesti de
l'année précédente. C'est d'ailleurs bien souvent l'occasion pour les Binchois
de voir pour la première fois les costumes sortis le Dimanche-Gras de l'année
précédente. Ce n'est pas une généralité, mais peut-être est-ce une
"obligation" économique: rentabiliser le costume. Cependant, cette
habitude, cet usage courant a tendance à disparaître.

Il peut être intéressant de savoir que durant ces sorties, tout comme au
Carnaval, une société de Gilles fonctionne par cagnotte: plusieurs groupes de
Gilles au sein d'une même société s'organise pour le choix et la confection
d'un costume de travesti vêtu le Dimanche-Gras ainsi que pour les commandes de
boissons aux arrêts dans les cafés. Un Gille responsable tient la cagnotte, la
bourse et se charge d'aller au comptoir commander la tournée. Cette habitude
s'est bien souvent étendue aux groupes extérieurs, ceux qui suivent.






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mjo
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Pays : Espagne
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   17.12.10 8:05

merci cosmos ETINCELLE
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cosmos1
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MessageSujet: Une léthargie.   18.12.10 8:32

Bonjour tout le monde, il est à noté qu'après 4 dimanches de soumonces et deux de répétitions de batterie, nous sommes une semaine avant le carnaval proprement dit, c'est le lundi, les costumes sont à nouveau de sortie pour une nuit unique, une nuit spécial, la nuit des trouilles de nouilles. Mais qu'est-ce que c'est ???


Le lundi précédant les
jours gras, les rues du centre de Binche sont envahies par des masques, des
groupes de personnages étranges, méconnaissables sous leur costume, le visage
caché tantôt par une face de grand-mère, tantôt par une tête de singe ou tout simplement
par le drap blanc d'un fantôme. Des centaines de trouilles vont de café en
café, de maison en maison, à l'assaut d'une victime.


Cette nuit est chaude en rires et moqueries. On
l'appelle la nuit des Trouilles de Nouille. Dans notre patois local, une
trouille est un personnage malpropre, une truie. Le mot nouille n'a aucune
signification si ce n'est au point de vue de la sonorité de l'ensemble de
l'expression. Peut-être faut-il y voir un rapprochement avec
"guenouille" qui dérive de guenilles. En effet, les Trouilles
reprennent un principe des carnavals où les gens s'habillaient de guenilles -
carnavals "vulgaires" moins hiératiques que le Carnaval que l'on
connaît actuellement à Binche.

Durant toute cette soirée, les masques prendront
un malin plaisir à intriguer les imprudents qui auront préféré laisser leur
visage à la vue de tous. Cela leur en coûtera quelques verres. Les trouilles
montreront à leurs victimes qu'elles les connaissent en révélant des choses
parfois intimes. Le timbre de la voix changé pour éviter d'être identifiés, ils
ne se tairont qu'au prix d'un verre bu à la paille pour ne pas relever le
masque.

Les Trouilles de Nouille, par leur mascarade, sont
à rattacher à la noble tradition des carnavals européens dans lesquels le
masque tient une place très importante. Il serait dommage que ce maillon de
notre tradition se perde dans l'oubli.







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cosmos1
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   19.12.10 8:07

Bonjour tout le monde.

Nous allons entré dans les trois jours gras.




Lorsqu'arrive
le Dimanche-Gras, la longue période où le folklore prend le pas sur la vie professionnelle de chaque Binchois entre dans sa
dernière phase. Le Carnaval proprement dit va rythmer le pouls de la cité aux
remparts pour trois jours de fêtes intenses.

Le premier jour, dès les premières lueurs du soleil levant qui annonce de
nombreuses heures de réjouissances, les premiers tambours se font entendre.
Ainsi, aux alentours des neuf heures du matin, de petits groupes se forment, de
maison en maison, au son du tambour qui joue l'"avant-diner" ou de
la viole (orgue de barbarie que l'on porte).

Ces groupes au sein desquels les futurs gilles se regroupent par affinité en
une cagnotte déambuleront à travers la ville. Les gens peuvent ainsi profiter
des heures matinales pour découvrir les travestis gardés secrets jusqu'à ce
jour et préparés de longue date. Ces costumes sont des représentations de
costumes les plus fous, des clowns, des travestis tous aussi originaux les uns
que les autres.

A ce sujet, il faut parler d'un type de travestis spécifique du Dimanche-Gras.
Il s'agit des mam'zelles. Ces derniers, même
s'ils ne sont plus aussi nombreux qu'avant car bien souvent très onéreux, sont
vraiment typiques dans la cité du gille. Il s'agit d'hommes se travestissant en
femmes, aux couleurs vestimentaires les plus riches et aux tissus les plus
raffinés, de styles Belle Époque ou Napoléon III. On les retrouvait auparavant
non seulement au sein des sociétés mais également seuls ou en couple, au son de
la viole ou de l'accordéon. Elles poursuivaient la tradition que l'on retrouve
dans la plupart des carnavals d'Europe de l'homme déguisé en femme.

Vers dix heures, les sociétés sont au complet dans le centre de la ville. C'est
là que l'on découvre dans une cohue indescriptible l'ensemble des travestis
dans une cohabitation très serrée sur le pavé. La fraîcheur du matin a rendu
exquise la brillance des costumes. Les vendeurs de mimosas sont sur le trottoir
depuis de nombreuses heures et font affaires parmi la foule joyeuse.

Vers midi la dislocation, celle-ci permet aux tambours de reconduire les
travestis chez eux pour un bon repas avant le long cortège de l'après-midi.

Celui-ci prend son départ aux environs de quinze heures dans le haut de la
ville, quartier de la gare. Les sociétés se succèderont l'une l'autre vers le
centre. Les batteries accompagnées des musiques joueront les airs de Gilles
pour leur propre société. Le cortège permet aux étrangers de voir sans trop de
difficulté l'entièreté des sociétés. Il prend fin vers 19 heures, à la tombée
de la nuit.

Jusqu'onze heures du soir, les sociétés vont de café en café, avec un entrain
incomparable. C'est à cette heure environ qu'elles effectuent chacune leur
rondeau. Les membres forment un cercle autour de leurs musiciens pour les
ultimes airs de gilles avant le départ des cuivres.

Le reste de la nuit se fera au son de l'"avant-diner", les
tamboureurs frappant de plus belle la peau du tambour. Les ra et les fla se
succèdent à un rythme effréné, au plus grand plaisir des travestis qui retrouvent
les tambours pour des roulements infernaux et ce jusque tard dans la nuit.





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cosmos1
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MessageSujet: Le lundi gras   20.12.10 7:25

Bonjour à tout le monde.
Nous voici, lundi, il est temps de laisser la place aux binchoises et binchois, à la jeunesse pour un pas de danse à la viole (orgue de barbarie) ou simplement une bataille de confettis.



Cette
journée est presque exclusivement réservée aux enfants. Le Lundi-Gras,
généralement considéré comme journée calme ou binchoise car moins fréquentée
par les touristes, offre à tous la possibilité de vivre la fête avec la
jeunesse binchoise. Le Lundi-Gras est une journée qui offre des charmes
différents : à découvrir !

Dès 10h, les trois jeunesses arpentent les rues de Binche au son de la viole
(orgue de Barbarie) dont le pas de danse est caractéristique. La coutume veut
que les maisons des notables s'ouvrent pour accueillir les Jeunesses. Celles-ci
sont également accompagnées par une fanfare au son de laquelle vous danserez
dans les rues de Binche. Un moment attendu de tous est la "Bataille de
Confetti".

Vers 11h, des millions de confetti sont lancés : rues et cafés sont pris d'une
fièvre délirante. Protégez le contenu de votre verre à l'aide d'un petit carton
! Ne soyez pas étonné d'entrer dans un bistrot où le tenancier s'est barricadé
derrière son comptoir au moyen d'une grande bache de plastique. Messieurs,
offrez un bouquet de mimosa à votre épouse, votre amie, votre fille,... Vous
trouverez ces bouquets auprès des responsables de cette journée, vous les
trouverez à proximité des airs de viole.

L'après-midi, ces trois groupes "sortent en musique" c'est-à-dire en
tambour et orchestre de cuivres. Tous les enfants costumés se rassemblent sur
la Grand'Place de Binche pour un rondeau. Le
rendez-vous est donné pour 16h. Venez avec vos enfants costumés, ce rondeau est
le symbole de l'amitié ! Ces groupes se dirigeront ensuite vers le haut de la
Ville en passant par l'Avenue Charles Deliège, la Rue des Récollets, l'Avenue
Wanderpepen, la rue de Merbes, la Rue Gilles Binchois.

A 19h, un feu d'artifice illuminera la Gare Néogothique et la Place Derbaix où
trône la statue de la "Dame de Binche". La fête continue ensuite mais
déjà le Mardi-Gras se fait sentir.







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mjo
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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   20.12.10 17:06

merci cosmos YOU
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cosmos1
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Pays : Belgique
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MessageSujet: Le mardi gras.   21.12.10 8:27

Bonjour à tout le monde.




Avant toutes choses, il
faut bien noter que le Mardi-Gras est le seul jour où l'on peut voir les
Gilles, les Paysans, les Pierrots, les Arlequins et, auparavant, les Princes
d'Orient et les Marins, en costume traditionnel.


Le plus long jour de l'année, le plus beau aussi.
Le coeur des Binchois bat d'un autre rythme en ce jour. Il vit au rythme des
tambours, de la musique et du pas cadencé. Très tôt le matin, les maisons
s'allument et l'effervescence commence. Les esprits sont entièrement au service
du Carnaval. Dès trois heures du matin, les bourreurs font leurs tournées, de
maison en maison, de Gille en Gille, pour contribuer à la naissance du roi du
jour. Tout un petit monde s'affaire autour du personnage. L'épouse, l'amie ou
la mère prépare l'habillage, met le mouchoir de cou (ou foulard de cou) qui
protégera le Gille des coupures de la collerette, aide son époux à enfiler la
blouse, s'inquiète du bien du Gille. L'attente du bourreur est parfois
stressante. "Dans une demi-heure, on vient déjà me chercher et le bourreur
n'est toujours pas là". Les invités qui auront le privilège d'assister à
l'habillage de leur hôte sont déjà là, impatients de vivre le Carnaval avec des
Binchois, directement dans le feu de l'action.

Lorsque le bourreur arrive, la
"cérémonie" peut enfin commencer. Par des gestes traditionnels, il
prend la paille, la froisse pour en faire des torquettes. Celles-ci, placées
minutieusement sous la blouse formeront la structure des deux bosses. La sensation
ressentie par le Gille lorsque la première torquette est mise en place est
inexprimable. C'est à ce moment que l'on se rend compte que c'est le plus beau
jour de l'année. Les plus sentimentaux verseront peut-être une larme de joie.
Une telle expression de bonheur n'est sans doute pas compréhensible pour des
gens ignorant tout ces rites ancestraux. Mais la dernière des choses à faire
est de s'en moquer. Servir une tradition est pour le Gille beau et noble.

Le bourrage terminé, l'épouse achève les
préparatifs. Elle applique avec soin la collerette sur les épaules, attache
avec douceur le noeud à la collerette, met la barrette, ce bonnet blanc, sur la
tête qu'elle entourera du mouchoir de cou plié précautionneusement et noué dans
les règles de l'art. Les hanches du Gille sont ceintes de l'apertintaille aux
sonnailles mystérieuses. Cela se termine par la mise en place du grelot sur le
plastron de la blouse.

Lorsque par après, d'autres Gilles viennent
chercher leur partenaire dans la profondeur de la nuit, celui-ci offrira le
verre de champagne, le premier de sa journée (tradition bourgeoise provenant du
siècle passé). Embrassades et sourires sont la preuve, à ce moment, que le
Carnaval fait gonfler le coeur de chacun. Ce sera aussi l'occasion de danser au
son des tambours et d'un pipeau ou d'une flûte l'Aubade matinale. Cet air ne se
joue que le Mardi-Gras au matin.

Puis, le ramassage reprend et l'on se rend dans
une autre maison, celle d'un autre membre de la société. Le groupe augmente et
le nombre de personnes suivant les Gilles gonfle avec lui.

Ces premières heures du Mardi sont, de l'avis de
tous, les plus belles, celles à ne pas manquer pour ne pas rater le sens d'un
folklore cher aux Binchois. Les couleurs blanches des barrettes et des
collerettes dans le noir de la nuit sont un spectacle de contrastes
merveilleux. Le tout rythmé par le claquement des sabots et le tintement des
apertintailles qu'accompagnent un seul tambour et caisse. Les ramons, parfois,
s'envolent vers une connaissance pour le saluer et lui souhaiter bon Carnaval.

Vers huit heures, les groupes se rassemblent dans
le haut de la ville pour former la société au complet. Certains vont déguster,
en guise de petit déjeuner, une assiette d'huîtres dans un restaurant du
quartier de la gare. Mais il ne faut pas croire qu'il s'agit là d'une
généralité.

A partir de là s'entame la "descente"
vers le centre de la ville pour se rendre à l'hôtel de ville où les sociétés
sont reçues par le bourgmestre. Vers dix heures, en arrivant dans ce qu'on
appelle le bas de la ville, les Gilles mettent leur masque. C'est ainsi qu'ils
ont l'air mystérieux, tous issus de la même origine, martelant le sol du même
pas cadencé. Aux arrêts, les épouses ou les mères, tiennent dans leurs mains,
avec précaution, les masques, dans un mouchoir blanc afin de le protéger et
d'en essuyer la sueur.

Lorsque la société arrive devant l'hôtel de ville,
sur la Grand'place, elle fait un rondeau avant d'entrer dans celui-ci, en
attendant que la Salle de Mariage se vide de la société présente. Dès qu'elle
entre dans l'hôtel de ville, les sabots claquent de plus belles sur le
carrelage de la salle. Après avoir ôté leur masque, les Gilles écoutent
attentivement le bourgmestre pour la célébration des jubilaires. Chez les
Paysans, on fête les jeunes ayant fait le Paysan durant douze années. Pour les
Pierrots, cela se limite à six ans car ce ne sont que des enfants de primaires
qui sont membres de cette société. Pour les Gilles et les tamboureurs, on
trouve des jubilaires de vingt-cinq, quarante, cinquante et soixante ans. Cette
réception se fait en présence des invités des édiles communales. Après que le
bourgmestre ait lancé son traditionnel "Tambours !", ceux-ci se
mettent en branle et la société sort pour laisser la place à la suivante.

C'est ensuite qu'à lieu la dislocation. Chacun
rentre chez lui, accompagné d'un tambour car le Gille ne se déplace jamais sans
tambour. Par petit groupe, la société se disperse pour se reformer, après le
repas, vers quinze heures, pour le départ du cortège.

C'est pendant ce cortège que l'on peut découvrir
les Gilles avec leur coiffe majestueuse, ce chapeau aux plumes d'autruches qui
semble flotter au-dessus du chef de son propriétaire. Les plumes gonflées par
le frisage donnent une impression de majesté aux Gilles. C'est aussi à cette
occasion que ceux-ci ont troqué le ramon pour le panier en osier. Celui-ci
rempli d'oranges se videra à force que la pluie d'orange avance. Le Gille puise
dans son panier pour offrir l'orange aux visiteurs amassés tout au long de la
grand'rue. Les mains se tendent pour attraper cette offrande. Les appels se
font pressants pour en obtenir de la main même d'un Gille. Celui-ci, alors,
tend son panier vers le quémandeur. Il en fait de même pour les connaissances
qu'il rencontre tout au long du trajet. Cette offrande explique le fait qu'il
est interdit de relancer les oranges aux Gilles. Cela serait pris comme le
refus d'un cadeau. Les oranges de réserve sont portées par des porteurs
attitrés, dans des sacs et non pas dans des charrettes ou dans des camions
comme on en voit dans d'autres carnavals. Auparavant, les Gilles, en lieu et
place des oranges, distribuaient des noix, des oignons, des pommes, …

Les sociétés évoluent ainsi, l'une à la suite de
l'autre, au son de la musique, en direction de la Grand'place. Là, les musiques
et les tamboureurs de toutes les sociétés uniront leurs efforts afin de jouer
pour tous les Gilles dansant en un rondeau mémorable, spectacle inoubliable
autour de la Grand'place.

Après quelques tours, les musiques s'arrêtent et
des tambours se mettent en route pour conduire les Gilles vers leurs locaux ou
d'autres endroits pour y prendre un bref repos, changer de barrette et de
mouchoir de cou pour toujours faire preuve de fraîcheur.

Ils se mettent ensuite en route vers le point de
départ du cortège du soir, le cortège aux lumières. Il suit le même trajet que
celui de l'après-midi mais les Gilles n'ont plus de chapeau et dansent avec
leur panier retourné, dressé vers le ciel. Tout au long de ce pèlerinage, les
feux de Bengale projettent les ombres énormes des officiants de ce rituel sur
les murs des maisons, des fontaines de lumières s'embrasent à l'approche des
sociétés.

Lorsqu'ils arrivent sur la Grand'place, ils se
tiennent l'un l'autre par le panier dressé et tournent ainsi en un rondeau qui
ne s'arrêtera que lorsque le feu d'artifice se terminera. Celui-ci est bien
souvent très beau. Des plafonniers surmontent la Grand'place et crachent leur
lumière vive sur celle-ci. Les fusées montent vers le ciel pour épanouir leurs
corolles multicolores. Le bouquet final est le signal déclenchant le regard des
gens vers le panneau "Plus Oultre" qui s'illuminera dans un esprit de
fête. Plus Oultre, la devise de la ville de Binche. C'est toujours un moment
pathétique.

Comme l'après-midi, les sociétés vont prendre un
peu de repos avant de se remettre en route.

Vers vingt-trois heures, les derniers rondeaux du
Carnaval, en musique, tout comme le Dimanche-Gras à pareille heure. Après
celui-ci, aura lieu la dislocation des musiques et les cuivres arrêteront.
Seules les batteries se feront entendre à travers toute la ville et même
au-delà.

Le Carnaval se termine bien souvent vers cinq ou
six heures du matin, le Mercredi des Cendres. Encore une fois, le Gille est
raccompagné chez lui par un tambour puisqu'il doit être rentré avant que le
jour ne se lève.

Le Carnaval d'une année est fini, sans doute, mais
déjà, celui de l'année suivante est en train de naître. Il ne quitte jamais
entièrement l'esprit des Binchois.




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MessageSujet: La fin   22.12.10 7:10

Bonjour tout le monde, je ne parviens pas à mettre des photos. Aujourd'hui, c'est stand by pour moi, beaucoup de choses à faire. Je reviendrais demain ou après la Noël avec la procession des chats.


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MessageSujet: De Binche à Ypres.   23.12.10 7:16

Bonjour à toutes et tous, nous quittons ma cité natale pour nous rendre à Ypres. Chaque année à lieu la procession des chats.


[size=18]]Tous les ans, le deuxième dimanche de Mai, la ville d'Ypres (Ieper - Belgique) organise une fête du chat avec le cortège des chats : 2.000 figurants, des dizaines de chevaux et différents chars de triomphe mettent le chat sous les feux historiques et folkloriques. Le clou du spectacle, tenez vous bien, un lancement de chats du haut du beffroi...
Aujourd'hui heureusement, on on lance des chats en peluche.

La fête des Chats constitue l'élément principal du folklore yprois. Cette fête remonte à des moeurs anciennes très répandues autrefois dans les pays germaniques. Il faudrait peut-être en chercher l'origine dans l'élimination symbolique d'esprits démoniaques, personnifiés par le chat. La christianisation comprenait l'abjuration des pratiques sorcières et supersticieuses.

Même s'il est difficile de croire qu'en 962 déjà on lança des chats vivants à Ypres, comme le prétend une chronique du 18eme siècle, il est indubitable que cette pratique exista au 12eme siècle et qu'elle prit fin - après de courtes ou plus longues interruptions en 1817.

Maintenant un personnage typiquement yprois, le bouffon, lance des chats jouets de la Tour du Beffroi. Ce point culminant annuel a lieu le deuxième dimanche de mai.

L'encadrement de fête de cet événement unique et purement folklorique comprend le Cortège des Chats, expression typique de la tradition et du folklore flamand.
La vénération du chat dans les anciennes cultures, le rôle du chat au moyen-âge, sa place dans la littérature et la langue populaire, dans l'histoire et le folklore : voilà ce que représentent 2.000 figurants et des dizaines de chars.
/size]



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MessageSujet: Le carnaval de Stavelot    27.12.10 7:44

Bonjour à toutes et tous.


Origine1502 : Naissance des Blancs Moussis.Le prince-abbé régnant interdit aux religieux de se mêler aux réjouissances populaires.La foule évoqua la joyeuse et regrettée présence des moines en s’affublant d’un capuchon et d’une robe imitant leur tenue et leur couleur vestimentaire. Après de nouvelles interdictions une seule tenue, blanche celle-là, rappellera d’assez près le costume monacal. Un masque hilare au long nez complètera l’accoutrement.Si cette légende est aujourd’hui communément admise, elle se concrétisera en 1947 et se structurera en confrérie grâce à Walter Fostier parfois appelé créateur de cette fantaisie pseudo-historique. Ami de Stavelot et de son folklore, il sera à l’origine en 1950 de la naissance d’une Chevalerie d’Honneur d’une superbe étonnante.Au cours du 19e siècle d’autres sociétés naîtront : les Gais Amis, l’Orphée, la Bourgeoise, l’Emulation. Les deux fanfares restent particulièrement actives en ce début du 21e siècle.La fin du 19e siècle connut des temps difficiles au point que les réjouissances du Laetare permirent une aide sociale largement appréciée. C’est aussi la naissance des Artisans.Au cours de la première moitié du 20e siècle Stavelot-Attractions fut très actif pour développer le tourisme et donna naissance à Stavelot-Commerces. Les Bons Amis furent le moteur de la relance aidés par le Comité Saint-Laurent,... l’Orphée, ... l’Emulation et bientôt un Comité des Fêtes.Après 1945 naissance ou renaissance de la Confrérie des Blancs Moussis grâce à 21 jeunes garçons.1950 connut la participation du Réveil Ardennais au Laetare.Cette décade connut un grand développement folklorique et touristique.* Les Grosses Têtes de Parfondruy
* Le Quartier Saint-Louis
* Les Amis de la campagne de Masta
* Les Chœurs mixtes François Prume
* Le Quartier Saint-Laurent
* L’Emulation et les Bons Amis
* Les Joyeux Carnavaleurs
* La Dramatique de Masta
* La Colombe
* Le Comité des Fêtes
* Les Blancs Moussisfirent grimper l’étoile du Laetare au firmament du folklore wallon et européen (40.000 personnes en 1954).Parallèlement au développement du Laetare, les “goldens sixties” favorisent le développement culturel. On assiste à la naissance du Festival de Musique, du Festival de Théâtre (les VTS), des colloques Guillaume apollinaire, d’une exposition “Trésors religieux”, du Musée du Circuit de Spa-FrancorchampsUne particularité du Laetare de Stavelot, il est une œuvre collective de toute une cité.* Artisans Réunis
* Blancs Moussis
* Clownettes
* Clowns Cyclistes
* Djoyeûs Cooytais
* Djoyeûs Pign’teûs
* Emulation
* Grosses Tièsses
* Jeunesse Stavelotaine
* Joyeux Lurons
* Mums
* Lollipops
* Luitons
* Orphée
* Réveil Ardennais
* Ribambelle
* Saint-Louis
* Tchèts d’Nute
* Vétérans
* Vive la Fête
* Zygomarsdéferlent dans les rues et animent un cortège de plus de 2000 participants dont la plupart de Stavelot. Un habitant sur trois participe activement. Vraiment Stavelot est la Capitale du Laetare.L’intérêt de la Région Wallonne pour la richesse patrimoniale et culturelle permettra une nouvelle relance tant pour l’abbaye restaurée que pour Stavelot et sa population.



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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   30.12.10 6:52

Bonjour à toutes et tous.

Le très ancien Carnaval de Malmedy est appelé encore actuellement Cwarmê
(ou Quarmai), d'après son ancienne appellation latine. Le Cwarmê se déroule durant les quatre jours qui précèdent le mercredi des Cendres; c'est-à-dire du samedi midi au mardi-gras minuit.

Un document d'archives daté du 25 juin 1459 fait référence aux lundi et mardi du
« Quarmae », mais le Carnaval existait probablement bien avant cette date.
Les quatre jeudis qui précèdent le samedi du Carnaval sont également occasions à travestissements. Ces jeudis-gras sont déjà cités dans un document datant de 1666 et relatant un accident survenu à une jeune fille dont le masque de lin avait pris feu.

Mais en 1695, et à plusieurs reprises par après, durant les 18ème et 19ème siècles, les Princes-Abbés interdirent de fêter le Carnaval. Les Malmédiens évidemment ne l'entendirent pas de cette oreille et passèrent outre l'interdit!

Au 20ème siècle, il n'y eut que trois interdictions : de 1914 à 1919 et de 1940 à 1945 lors des deux guerres, mais aussi en 1962, cette interdiction étant motivée par une épidémie de variole.

Au 19ème siècle, le Carnaval commença à se structurer par l'apparition des sociétés ou «bânes» (= bandes). En 1846 fut créée la fanfare l'Echo de la Warche, en 1847 la chorale l'Union Wallonne, en 1866 la chorale La Malmédienne et en 1874 l'harmonie La Fraternité. Depuis cette époque, ces sociétés, (auxquelles nous ajouterons La Mèsnîe do l'Haguète du Mâm'dî) sont à la base de tout le programme du Carnaval. Leur rôle dans la survivance de celui-ci est donc prépondérant, car, sans elles, le Cwarmê ne nous serait pas parvenu avec autant de fidélité.

Il faut également souligner une caractéristique très importante: tout ce qui se dit ou se chante au Cwarmê, l'est en wallon.


Le Carnaval se déroule durant les quatre jours qui précèdent le mercredi des Cendres, c'est-à-dire du samedi midi au mardi-gras minuit. Les quatre jeudis qui précèdent ce long week-end sont déjà l’occasion de festivités pour les malmédiens.

Le samedi


Dès midi, la Grosse Police, qui fait fonction de crieur public, parcourt toutes les rues de la ville en proclamant (en wallon et en vers) le début du Carnaval. Cette annonce se fait jusqu'à 14.30 heures, heure à laquelle le Bourgmestre de Malmedy cède pour 4 jours ses pouvoirs au « Trouv'lê » en lui remettant une « panûle » (pelle à grains en bois de brasseur), le tout, toujours en wallon. C’est alors le 1er cortège, Trouv'lê en tête, de toutes les sociétés de la Ville. La fanfare escortant le Trouv'lê joue sur tout le parcours la « Marche do Trouv'lê » composée par Olivier LEBIERRE en 1874 et qui n'est jouée qu'à cette seule occasion.
Les deux sociétés chorales, la Royale Union Wallonne et la Malmédienne, présentent ici un cortège humoristique à thème, tandis que les sociétés instrumentales ont, elles aussi, choisi un thème général qui les identifiera durant tout leur Carnaval.

Le dimanche


Avant-midi, quelques réceptions «sur invitations» sont organisées par diverses sociétés, notamment, l'Ordre du Cwarmê, l'Ordre dès Pièrots ou encore la Mèsnîe do l'Haguète. Ces réceptions sont l’occasion de mettre à l’honneur chaque année des personnalités locales, politiques, culturelles, sportives ou autres.
L'après-midi, dès 13.30 heures, démarre un grand cortège composé des sociétés et de leurs suites et chars, plusieurs milliers de masqués et costumés au total. Immédiatement après ce tour, commencent les « bandes courantes » (« bânes corantes ») où les travestis dont nos célèbres masques traditionnels vont s'attaquer au public en le taquinant. Beaucoup d'autres groupes, avec chars ou non, vont également taquiner le public massé sur les trottoirs, le tout dans un joyeux « désordre» ; il est à remarquer que tout un chacun peut se travestir (hommes, femmes ou enfants) et s'intégrer au cortège, sans autorisation ni inscription préalable.
Cette organisation du dimanche remonte à la fin du siècle dernier. Elle est maintenant prise en charge par le Royal Syndicat d'Initiative de Malmedy.

Le lundi


Depuis les années 1870-80, les sociétés locales montent des théâtres ambulants et, après avoir parcouru la ville pour exhiber les acteurs, font halte sur certaines places pour y donner leurs représentations appelées «roles» (rôles). Ces rôles sont des pièces satiriques écrites en vers et en wallon, entrecoupées de nombreuses chansons à couplets, et relatant les évènements et menus faits cocasses survenus aux Malmédiens durant l'année écoulée. Il y aura deux représentations de chaque rôle durant l'après-midi du lundi.
Ces rôles nécessitent un énorme travail d'écriture et de répétitions, on y voit évoluer une vingtaine d'acteurs. Actuellement, ce sont les deux chorales d'hommes, l'Union Wallonne et la Malmédienne, qui exécutent ces pièces; auparavant, deux sociétés instrumentales y participaient également. Les deux week-ends suivant le Carnaval, les rôles sont à nouveau présentés au public, en salle cette fois.
Fait important: chaque année, de nouvelles chansons carnavalesques sont écrites et composées pour ces « roles », chansons qui bien souvent, entrent dans la «tradition» et qui sont finalement connues du tout-Malmedy. C'est ainsi que la ville peut s'enorgueillir de posséder quelques dizaines de chants carnavalesques enregistrés, tous en wallon.

Le mardi-gras


Durant quelques années avant la fin de 19ème siècle et jusque vers 1920, des «Mâssîs-toûrs» (sales tours) se produisaient la journée du mardi-gras. Cependant, ils n'étaient pas toujours appréciés. Petit à petit, les mœurs se sont policées; c'est ainsi qu'actuellement, les sociétés font une sortie individuelle l'après-midi du mardi, les deux chorales ayant opté pour un thème revenant d'année en année: la Royale Malmédienne en « Ardennais et Ardennaises» et la Royale Union Wallonne présentant la « Noce 1900 au village ». Depuis quelques années, la Mèsnîe de la Haguète participe au mardi-gras avec un groupe imposant de «Grosses têtes» (Grossès-Tièsses).
Les costumes et toilettes sont très élégants et les farandoles offrent un spectacle agréable et frais.
Jusqu'en 1891, le Carnaval se terminait le mercredi des Cendres par un «brûlage de l'os» ; celui-ci fut interdit par le Clergé en 1892. Les Malmédiens réinstaurèrent le «brûlage de la Haguète» en 1954, le mardi-gras au soir. Toutes les sociétés et leurs suites, toute la population sont rassemblées sur la Place Albert 1er pour voir brûler le personnage de la Haguète au sommet d'un énorme brasier, symbole de la fin des festivités et de l'hiver.

Les quatre jeudis-gras


Rappelons que les quatre jeudis (appelés jeudis-gras) qui précédent le Carnaval sont aussi des journées de mascarade pour les malmédiens. Ces quatre jeudis-gras sont la survivance d’une ancienne période de relative abondance qui précédait le carême. C’est à ce moment de l’année que les celliers étaient les mieux garnis, que les activités étaient ralenties par l’hiver, que le temps était propice à la fête et au défoulement.
Jusque dans les années 60, dès la nuit tombée, hommes et femmes mais principalement la gent féminine se travestissaient et allaient par la ville, faisant halte à chaque débit de boisson pour y taquiner et « lawer » (ironiser) les messieurs qui s’y trouvaient. Souvent, ces dames se regroupaient pour exécuter un « petit rôle » qui consiste à choisir une victime et à lui offrir leurs « services » en tant que coiffeuses, maquilleuses, infirmières… jusqu’à ce que la pauvre victime offre la tournée.
De nos jours, ce sont principalement les deuxième et troisième jeudis-gras qui restent les plus animés. Mais pourtant, une volonté existe pour rendre son lustre au premier: outre le cortège d’enfants, en fin d’après-midi, certaines sociétés programment depuis peu leur sortie ce jour-là; de même, c’est lors du quatrième jeudi-gras que le Royal Club Wallon organise un grand bal masqué pour les enfants de la commune, bal qui connaît une affluence considérable.




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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   10.01.11 7:05

Bonjour à toutes et tous.

INTRODUCTION - HISTORIQUE : Chaque année, Mons, Chef Lieu (Capitale) du Hainaut Wallonie-Picardie, a le bonheur de vivre un événement dont la fragilité n'a d'égal que la force et dont l'unité n'existe que par sa diversité. Extraordinaire événement de fait, car, non seulement il allie deux grands survivants des traditions du Nord franco-belge, Processions et Géants, mais à ceux-ci s'ajoute un combat insolite réveillant, en chacun qui a la chance d'y assister, participer serait plus juste, une ferveur d'une force égale à celle que l'on retrouve dans les pays latins. La "Ducasse de Mons", puisque c'est elle que nous vous présentons sur ce site, se déroule à la Trinité, une semaine après la Pentecôte. Deux Fêtes dépendant du calendrier lunaire, des Fêtes de Pâques, et de ce fait à dates variables. C'est pourquoi le Doudou peut tomber le 18 mai, comme en 2008, mais également mi juin.

Ducasse est un terme venant de "Dédicace", c'est donc, à l'origine, une fête dédiée à un Saint (Une Sainte) généralement "fondateur". La Ducasse traditionnelle s'articule, le dimanche de la Trinité, autour de deux manifestations fondamentales : La Procession du Car d'Or (à 09h45) et le Combat dit "Lumeçon" (à 12h30), lesquelles sont le prolongement naturels de la cérémonie de la Descente de la Chasse de Sainte Waudru, le samedi soir. La Procession du Car d'Or est toute entière vouée à Sainte Waudru. Cette sainte qui a vécu au VIIe siècle, est devenue, au-delà les croyances religieuses, le Mythe de Fondation de la Ville. "Mythe" prend évidemment ici le sens d'histoire qui s'efforce délibérément de rendre compte de vérités fondamentales concernant la vie. Personnes et événements y sont volontairement l'incarnation de principes et de phénomènes nécessaires. Ainsi, par ces mythes, les hommes expriment de quelle façon ils appréhendent l'Univers et la Vie. Sainte Waudru est, pour les Montois, le symbole de la "Mère-Protection", transformant le groupe social en lui donnant une culture. La Procession, couronnée par son point d'orgue, la célèbre Montée par le Car d'Or de la Rampe Sainte-Waudru, raidillon qui mène à l'entrée de la Collégiale, permet aux Montois de se retrouver, in illo tempore, au temps où s'accomplirent les actes fondateurs de Mons, que les reliques de Sainte Waudru perpétuent.

Le Combat dit "Lumeçon" est, lui aussi, un "jeu" collectif qui rassemble le groupe social. Ici, ce dernier s'affirme et s'interroge en même temps sur lui-même. Durant quelques instants, le temps d'un fantasme, c'est tout l'ordre social qui est remis en question. (La photographie ci-contre fige le début du Combat sur la Grand-Place de Mons.)
Dans le début du Combat, près de la Collégiale Sainte Waudru, les policiers intégrés en tant que personnages à part entière du Jeu, sont bousculés par le "Public Participant".

La force publique (dont le monopole constitue la caractéristique du pouvoir de l'Etat) est symboliquement "mise en jeu", devient ludiquement "Enjeu" et il est misé sur la toute puissance de la volonté du groupe social, laquelle est exprimée métaphoriquement par le personnage de Saint-Georges.

Le Dragon est devenu, au 20° siècle, le symbole tentateur du désordre, de la rupture dans l'ordre social, mais également du changement nécessaire, de l'évolution inéluctable.
On se trouve donc plongé dans un "univers de fantasmes" dominé par l'humour et l'autodérision. Mais la sublimation suscitée par
le jeu provoque dans le groupe social l'expression de diverses interrogations latentes. Elles concernent notamment la nature profonde de l'homme au regard de la violence qui le domine parfois. Elles visent l'ambiguïté de l'attitude envers la société au sein de laquelle l'homme oscille entre l'individualisme exacerbé et la solidarité plus ou moins spontanée ou calculée (Prépondérance du "je" ou du "nous").
Autre thème présent que l'on peut constater :
Le sens de La Liberté.

"Tout commence avec Sainte-Waudru !"

Des processions en l'honneur de sainte Waudru avaient déjà été organisées peu après l'élévation de ses reliques.
Des comptes du 11e s. (en vue d'une réconciliation entre les habitants de Mons et ceux de Boussu) font mention d'une procession et de la "fierte" (Châsse) de sainte Waudru. (La photographie représente le Chef de Sainte Waudru)

Les comptes de 1313-1314 mentionnent un "kar" pour promener le corps de sainte Waudru. Les processions en l'honneur de la Patronne de Mons sont donc une pratique ancienne.

Mais, c'est surtout la peste de 1349 qui est à l'origine de notre procession actuelle.

Pour obtenir la cessation du fléau, les autorités religieuses décident d'implorer la miséricorde et l'assistance des saints protecteurs de la Cité.

Le 7 octobre 1349, le clergé et la population de Mons partent en procession avec les reliques de Sainte-Waudru, vers les bruyères de Casteau,

"Tout commence avec Sainte-Waudru !"

Des processions en l'honneur de sainte Waudru avaient déjà été organisées peu après l'élévation de ses reliques.
Des comptes du 11e s. (en vue d'une réconciliation entre les habitants de Mons et ceux de Boussu) font mention d'une procession et de la "fierte" (Châsse) de sainte Waudru. (La photographie représente le Chef de Sainte Waudru)

Les comptes de 1313-1314 mentionnent un "kar" pour promener le corps de sainte Waudru. Les processions en l'honneur de la Patronne de Mons sont donc une pratique ancienne.

Mais, c'est surtout la peste de 1349 qui est à l'origine de notre procession actuelle.

Pour obtenir la cessation du fléau, les autorités religieuses décident d'implorer la miséricorde et l'assistance des saints protecteurs de la Cité.

Le 7 octobre 1349, le clergé et la population de Mons partent en procession avec les reliques de Sainte-Waudru, vers les bruyères de Casteau,

"Saint-Georges"
entre dans "La Procession"

Mais nous revenons alors à l'An 1380.
C'est à ce Grand Saint mythique, rayé du calendrier grégorien il y a peu, que Mons doit son "Lumeçon".

Honoré par Constantin-le-Grand, par Clovis, par les Grecs, puis, par les Rois d'Angleterre qui en ont fait leur Patron, le chevalier cappadocien (cf. Saint-Georges / Personnages Diégétiques et SAINTS SAUROCTONES)
fut élu, comme saint tutélaire, par la chevalerie occidentale au retour des Croisades.


Guillaume d'Ostervent, futur Comte du Hainaut (Alors ni belge, ni français), petit-neveu de Philippe de Hainaut, de la faille de la Reine d'Angleterre, homme féru d'art, d'ésotérisme et de chevalerie impose la vénération de Saint-Georges à Mons, au XIVème siècle.
Par lettres datées de la nuit de la Trinité l'An 1380, il engage "Les Compaignons de le Fierte Dieu et Monseigneur Saint-Jorge, Le vray martyr" de suivre dès le lendemain et pour toujours, la Procession de Mons "derrière le benoît corps de Medame Saincte Waudrut au plus priés que on pora"...




tandis que les Sonégiens les rejoignent avec le corps de saint Vincent.
On place les deux châsses sous un pavillon dressé près d'une croix, et le Doyen du Chapitre de Soignies, Etienne Malion, célèbre la messe en l'honneur de la Sainte Trinité. Huit jours durant les corps saints demeurent associés et exposés à la vénération populaire.
Le mal cesse et la reconnaissance des protégés et des survivants s'exprime dans une procession annuelle d'abord fixée au premier dimanche d'octobre. En raison des caprices de l'automne, on la transfère bientôt au dimanche de la "Trinité", fête tombant en mai ou juin.
La procession de l'époque était bien plus longue que celle que nous connaissons aujourd'hui et son parcours était jalonné de cinq croix de pierre.
Le "Grand Tour" déroula ses fastes jusqu'à la fin du 17e s.
Bien sûr, guerres et intempéries obligèrent plus d'une fois le Chapitre montois à raccourcir le Tour soit en ne quittant pas l'enceinte de la ville soit en "processionnant" les Châsses de leur Patronne à l'intérieur même de la collégiale.



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MessageSujet: Re: Le carnaval et les différentes fêtes de Belgique et d'ailleurs.   10.01.11 7:08

Bonjour à toutes et tous.

NTRODUCTION
- HISTORIQUE : Chaque année, Mons, Chef Lieu (Capitale) du Hainaut
Wallonie-Picardie, a le bonheur de vivre un événement dont la fragilité
n'a d'égal que la force et dont l'unité n'existe que par sa diversité.
Extraordinaire
événement de fait, car, non seulement il allie deux grands survivants
des traditions du Nord franco-belge, Processions et Géants, mais à
ceux-ci s'ajoute un combat insolite réveillant, en chacun qui a la
chance d'y assister, participer serait plus juste, une ferveur d'une
force égale à celle que l'on retrouve dans les pays latins.
La
"Ducasse de Mons", puisque c'est elle que nous vous présentons sur ce
site, se déroule à la Trinité, une semaine après la Pentecôte. Deux
Fêtes dépendant du calendrier lunaire, des Fêtes de Pâques, et de ce
fait à dates variables. C'est pourquoi le Doudou peut tomber le 18 mai,
comme en 2008, mais également mi juin.

Ducasse
est un terme venant de "Dédicace", c'est donc, à l'origine, une fête
dédiée à un Saint (Une Sainte) généralement "fondateur". La Ducasse
traditionnelle s'articule, le dimanche de la Trinité, autour de deux
manifestations fondamentales :
La Procession du Car d'Or (à 09h45) et le Combat dit "Lumeçon" (à 12h30), lesquelles sont le prolongement naturels de la cérémonie de la Descente de la Chasse de
Sainte Waudru, le samedi soir. La Procession du Car d'Or est toute
entière vouée à Sainte Waudru. Cette sainte qui a vécu au VIIe siècle,
est devenue, au-delà les croyances religieuses, le Mythe de Fondation de
la Ville. "Mythe" prend évidemment ici le sens d'histoire qui s'efforce
délibérément de rendre compte de vérités fondamentales concernant la
vie. Personnes et événements y sont volontairement l'incarnation de
principes et de phénomènes nécessaires. Ainsi, par ces mythes, les
hommes expriment de quelle façon ils appréhendent l'Univers et la Vie.
Sainte Waudru est, pour les Montois, le symbole de la "Mère-Protection",
transformant le groupe social en lui donnant une culture. La
Procession, couronnée par son point d'orgue, la célèbre Montée par le Car d'Or de la Rampe Sainte-Waudru, raidillon qui mène à l'entrée de la Collégiale,
permet aux Montois de se retrouver, in illo tempore, au temps où
s'accomplirent les actes fondateurs de Mons, que les reliques de Sainte
Waudru perpétuent.

Le Combat dit "Lumeçon"
est, lui aussi, un "jeu" collectif qui rassemble le groupe social. Ici,
ce dernier s'affirme et s'interroge en même temps sur lui-même. Durant
quelques instants, le temps d'un fantasme, c'est tout l'ordre social qui
est remis en question. (La photographie ci-contre fige le début du
Combat sur la Grand-Place de Mons.)
Dans le début du Combat, près de
la Collégiale Sainte Waudru, les policiers intégrés en tant que
personnages à part entière du Jeu, sont bousculés par le "Public
Participant".

La
force publique (dont le monopole constitue la caractéristique du
pouvoir de l'Etat) est symboliquement "mise en jeu", devient ludiquement
"Enjeu" et il est misé sur la toute puissance de la volonté du groupe
social, laquelle est exprimée métaphoriquement par le personnage de
Saint-Georges.

Le
Dragon est devenu, au 20° siècle, le symbole tentateur du désordre, de
la rupture dans l'ordre social, mais également du changement nécessaire,
de l'évolution inéluctable.

On se trouve donc plongé dans un "univers de fantasmes" dominé par l'humour et l'autodérision. Mais la sublimation suscitée par
le
jeu provoque dans le groupe social l'expression de diverses
interrogations latentes. Elles concernent notamment la nature profonde
de l'homme au regard de la violence qui le domine parfois. Elles visent
l'ambiguïté de l'attitude envers la société au sein de laquelle l'homme
oscille entre l'individualisme exacerbé et la solidarité plus ou moins
spontanée ou calculée (Prépondérance du "je" ou du "nous").
Autre thème présent que l'on peut constater :
Le sens de La Liberté.

"Tout commence avec Sainte-Waudru !"

Des processions en l'honneur de sainte Waudru avaient déjà été organisées peu après l'élévation de ses reliques.
Des
comptes du 11e s. (en vue d'une réconciliation entre les habitants de
Mons et ceux de Boussu) font mention d'une procession et de la "fierte"
(Châsse) de sainte Waudru. (La photographie représente le Chef de Sainte
Waudru)

Les comptes de 1313-1314 mentionnent un "kar" pour
promener le corps de sainte Waudru. Les processions en l'honneur de la
Patronne de Mons sont donc une pratique ancienne.

Mais, c'est surtout la peste de 1349 qui est à l'origine de notre procession actuelle.

Pour
obtenir la cessation du fléau, les autorités religieuses décident
d'implorer la miséricorde et l'assistance des saints protecteurs de la
Cité.

Le
7 octobre 1349, le clergé et la population de Mons partent en
procession avec les reliques de Sainte-Waudru, vers les bruyères de
Casteau,

"Tout commence avec Sainte-Waudru !"

Des processions en l'honneur de sainte Waudru avaient déjà été organisées peu après l'élévation de ses reliques.
Des
comptes du 11e s. (en vue d'une réconciliation entre les habitants de
Mons et ceux de Boussu) font mention d'une procession et de la "fierte"
(Châsse) de sainte Waudru. (La photographie représente le Chef de Sainte
Waudru)

Les comptes de 1313-1314 mentionnent un "kar" pour
promener le corps de sainte Waudru. Les processions en l'honneur de la
Patronne de Mons sont donc une pratique ancienne.

Mais, c'est surtout la peste de 1349 qui est à l'origine de notre procession actuelle.

Pour
obtenir la cessation du fléau, les autorités religieuses décident
d'implorer la miséricorde et l'assistance des saints protecteurs de la
Cité.

Le
7 octobre 1349, le clergé et la population de Mons partent en
procession avec les reliques de Sainte-Waudru, vers les bruyères de
Casteau,

"Saint-Georges"
entre dans "La Procession"

Mais nous revenons alors à l'An 1380.
C'est à ce Grand Saint mythique, rayé du calendrier grégorien il y a peu, que Mons doit son "Lumeçon".

Honoré
par Constantin-le-Grand, par Clovis, par les Grecs, puis, par les Rois
d'Angleterre qui en ont fait leur Patron, le chevalier cappadocien (cf.
Saint-Georges / Personnages Diégétiques et SAINTS SAUROCTONES)
fut élu, comme saint tutélaire, par la chevalerie occidentale au retour des Croisades.


Guillaume
d'Ostervent, futur Comte du Hainaut (Alors ni belge, ni français),
petit-neveu de Philippe de Hainaut, de la faille de la Reine
d'Angleterre, homme féru d'art, d'ésotérisme et de chevalerie impose la
vénération de Saint-Georges à Mons, au XIVème siècle.

Par
lettres datées de la nuit de la Trinité l'An 1380, il engage "Les
Compaignons de le Fierte Dieu et Monseigneur Saint-Jorge, Le vray
martyr" de suivre dès le lendemain et pour toujours, la Procession de
Mons "derrière le benoît corps de Medame Saincte Waudrut au plus priés
que on pora"...




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tandis que les Sonégiens les rejoignent avec le corps de saint Vincent.
On
place les deux châsses sous un pavillon dressé près d'une croix, et le
Doyen du Chapitre de Soignies, Etienne Malion, célèbre la messe en
l'honneur de la Sainte Trinité. Huit jours durant les corps saints
demeurent associés et exposés à la vénération populaire.

Le
mal cesse et la reconnaissance des protégés et des survivants s'exprime
dans une procession annuelle d'abord fixée au premier dimanche
d'octobre. En raison des caprices de l'automne, on la transfère bientôt
au dimanche de la "Trinité", fête tombant en mai ou juin.

La
procession de l'époque était bien plus longue que celle que nous
connaissons aujourd'hui et son parcours était jalonné de cinq croix de
pierre.
Le "Grand Tour" déroula ses fastes jusqu'à la fin du 17e s.
Bien
sûr, guerres et intempéries obligèrent plus d'une fois le Chapitre
montois à raccourcir le Tour soit en ne quittant pas l'enceinte de la
ville soit en "processionnant" les Châsses de leur Patronne à
l'intérieur même de la collégiale.


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