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cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légendes européennes. 26.07.11 9:27 | |
| Bonjour à tout le monde, comme promis, voici la légende de Lorelei et Rhénanes. Je n'ai jamais trop de temps et c'est une sorte de bienvenue Lorelei. Loreleï est une jeune fille qui, assise sur le rocher du même nom, chante magnifiquement. Les marins passent en bateaux et l'entendent. Ils sont comme envoutés par ce chant si beau, si mélodieux, qu'ils en oublient les courants du Rhin et chavirent. À l’origine, la Loreleï a été conçue pour symboliser l’amour passionnel dans la littérature : dans une ballade (Zu Bacharach am Rheine..., 1801) du poète rhénan Clemens Brentano, la Lorelei apparut d’abord comme le nom d’une femme. Laure Lay a été trompée par son amant. Sur le chemin du cloître, elle veut jeter un dernier regard du rocher sur son château. Alors qu’elle pense voir un bateau s’éloigner, elle tombe dans le fleuve. Brentano a écrit plusieurs variations du thème de la Loreleï. Le motif d’une femme blonde et malheureuse qui se peigne sur un rocher, apparaît pour la première fois dans son conte rhénan à partir de 1810. Plus tard, elle passa d’un fantôme à une femme fatale. À la fin du xixe et au début du xxe siècle, elle prit pour quelques poètes la fonction de symbole national, semblable aux Valkyries. La littérature du xxe siècle se détourna de cette interprétation. Elle apparait sous de nombreuses formes dont certaines sont ironiques, et perpétue ainsi le mythe de la Lorelei. En France, elle est surtout connue à travers le poème de Guillaume Apollinaire, La Loreley que l'on retrouve dans le recueil Alcools et qui est en fait une traduction/adaptation du poème de Brentano 2, ou encore dans Lorely de Gérard Labrunie dit Gérard de Nerval lors du récit de son voyage sur les bords du Rhin. Alors que pour d'autres, plus intéressés par la musique que par la littérature, Lorelei, la fée du Rhin, sera évoquée à travers des chansons comme Lorelei Sebasto Cha de Hubert Félix Thiéfaine, Laura Lorelei de Jacques Higelin, Loreley du groupe allemand Dschinghis Khan, When Mermaid's Cry de Eagle Eye Cherry, mais également par des artistes tels que The Pogues, Cocteau Twins, Theatre of Tragedy, Styx... Dans un autre registre, Roger Leloup, l'auteur belge de bandes dessinées, y fait de nombreuses références dans le deuxième album de Yoko Tsuno : L'Orgue du diable. Plus récemment, le groupe Scorpions en a tiré le titre du même nom dans son album Sting in the TailLorelei (ou Loreley ou Loreleï) est le nom d'un rocher qui culmine à 132 mètres au-dessus du Rhin à proximité de Sankt Goarshausen (Saint Goarshausen en français) en Allemagne (Rhénanie-Palatinat)1. C'est l'endroit le plus étroit du fleuve entre la Suisse et la mer du Nord. L'avancée du rocher réduit d'un quart la largeur du fleuve. Le courant très violent et les nombreux rochers immergés ont causé de nombreux accidents de navigation1. Loreley est aussi le nom d'une nixe (nymphe de la mythologie germanique) qui attire les navigateurs du Rhin à la perdition par ses chants, comme les sirènes de la mythologie grecque ancienne. Cette légende de la Lorelei sur son rocher a inspiré de nombreux artistes, dont le poète allemand Heinrich Heine qui écrivit en 1824 l'histoire (Die Lore-Ley) qui sera mise en musique et popularisée par le compositeur Friedrich Silcher. Le rocher de la Loreley est maintenant un site touristique très fréquenté, tant pour la beauté des lieux que pour la légende qui l'entoure.Source : Wikipédia  <br> |
|  | | manae le Génie


Pays:  Localisation: Entre Ciel et Terre
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 26.07.11 17:09 | |
| C'est intéressant de voir l'origine des légendes, comme quoi l'imagination des écrivains peut parfois y être pour quelque chose, et l'imagination collective fait le reste |
|  | | soeur louve le Génie


Pays:  Localisation: Rhône Alpes
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 27.07.11 10:26 | |
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|  | | soeur louve le Génie


Pays:  Localisation: Rhône Alpes
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 27.07.11 13:00 | |
| Cosmos, une légende ou un conte avec 3 pièces d or, ça te dit quelque chose ? C est parce que j ai eu un signe qui disait cela, 3 pièces d or...
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|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 27.07.11 13:37 | |
| Bonjour à tout le monde. Jean aimait Françoise, qui habitait le village voisin, et Françoise aimait Jean. Alors, me direz-vous, rien ne faisait obstacle à leur bonheur. Eh bien si, justement. Et voici pourquoi Françoise était la fille d'un riche paysan, tandis que Jean était très pauvre. Or, un jour, Jean rassembla tout son courage, revêtit son habit du dimanche et alla demander aux parents de Françoise la main de leur fille. Mal lui en prit. En guise de réponse, Maître Thomas, le père de Françoise, l'empoigna à l'épaule, lui fit faire un demi-tour et le précipita dans l'escalier. Le pauvre Jean se retrouva assis sur le seuil, ne comprenant pas ce qui lui était arrivé. "Que vont dire les gars du village quand ils apprendront que le père de ma bienaimée m'a jeté à la porte! Ils vont se moquer de moi! Puisque c'est ainsi, je n'irai plus jamais à la kermesse, je n'irai plus à aucune réunion, et je ne danserai plus jamais ni la bourrée ni la gigue!" Voilà ce que Jean se disait sur le chemin du retour. Et il devint de plus en plus triste jusqu'à ce que, n'y tenant plus, il laisse éclater son chagrin. Pour dire la vérité, il bêlait et meuglait, plus qu'il ne pleurait: "Meuh! Meuh! Bêê! Bêê!" On eut dit le mugissement du vent par un jour de tempête! Et cela devait s'entendre de loin, car le vieux berger, qui dormait dans sa cabane à plusieurs centaines de mètres de là fut réveillé par ces cris - Meuh! Meuh! Bêê! Bêê! - Qu'as-tu à crier comme un écorché, Jean- demanda le berger lorsqu'il l'eut rattrapé sur la route. - Meuh! Meuh! Bêê! Bêê! - Allons! Arrête de bêler ainsi! Dis-moi plutôt pourquoi tu te lamentes de la sorte! - Je suis allé chez le père Thomas pour lui demander la main de sa fille et il m'a . . . meuh! meuh! . . . il m'a jeté dehors! - C'est sûrement parce que tu n'as pas un sou vaillant, mon petit Jean! - Oui, je sais! Meuh! Meuh! Bêê! Bêê! - Ne pleure plus, mon garçon. Je vais te donner quelque chose qui le fera changer d'avis.
Le berger sortit de sa besace un petit sac de toile qui contenait une poudre rouge comme du sang. - Et maintenant écoute bien pour savoir comment te servir de cette poudre, lui dit le berger. Et il expliqua à Jean ce qu'il devait faire. Vous aimeriez bien savoir ce qu'il lui dit, n'est-ce pas- Patience, vous comprendrez bientôt! Toujours est-il qu'après avoir quitté le berger, Jean tourna sur lui-même comme une toupie et retourna d'où il venait: le village où habitait Françoise. Avant d'entrer dans la maison, il cura sa pipe. Françoise était justement seule dans la maison. Elle était occupée à la cuisine. - Françoise, ma pipe s'est éteinte en chemin. Puis-je la rallumer dans votre cheminée- demanda Jean de l'air le plus désinvolte qu'il put. - C'est pour cela que tu es revenu- Et notre mariage- Tu ne sembles guère t'en soucier!
- Oh, ce n'est rien du tout, crois-moi! Tu ne devrais pas trop t'en inquiéter, chère Françoise. Ton père finira par changer d'avis, tu verras! - Ah oui- Eh bien je suis curieuse de voir comment tu vas t'y prendre! - Tu le sauras bientôt. Mais plus tard, Françoise, plus tard! Pour l'instant, je veux seulement rallumer ma pipe, ensuite je partirai. À ces mots, Françoise tourna les talons et alla dans le jardin. Peut-être avait-elle vraiment besoin de cueillir du persil, mais surtout, il lui fallait de l'air, car la désinvolture de Jean la mettait en colère. Jean s'approcha de la cheminée, attrapa un morceau de braise avec les pinces et alluma sa pipe, mais jeta en même temps un peu de poudre rouge dans les flammes. Puis il sortit de chez Françoise et retourna chez lui. Lorsque Françoise retourna dans la cuisine, il lui sembla que le feu faiblissait, c'est pourquoi elle se pencha et souffla dessus pour le ranimer. Il se produisit alors une chose peu ordinaire: dès qu'elle eut soufflé sur le feu, elle se mit à crier, malgré elle < Piou ! Piou ! Piou !" comme font les fermières pour appeler leurs poussins. Mais comme ce < piou-piou" ne s'arrêtait pas, elle courut, affolée, chercher sa mère qui tricotait dans la pièce voisine. - Maman, maman, piou, piou, piou, je ne sais pas, piou, piou pion, ce qui m'arrive! Depuis un moment, piou, piou, piou, je ne peux plus dire autre chose que piou, piou, piou, et c'est, piou, piou, piou, affreux! - Et tu dis que ce piou-piou te tient depuis que tu as soufflé sur le feu- s'étonna la paysanne, lorsque sa fille lui eut tout raconté. "Je ne comprends pas, poursuivit sa mère. Il ne m'est jamais arrivé une chose pareille!" Et elle se pencha à son tour au-dessus du foyer et souffla à pleins poumons, jusqu'à devenir toute rouge. - Eh bien tu vois, ma fille, piou piou . . . non, Ça n'est pas, piou, piou, piou, possible! Moi aussi je fais piou, piou, piou ! Naturellement, la paysanne n'était pas très fière de ce qui lui arrivait, aussi décida-telle de ne plus ouvrir la bouche. C'est alors que le père Thomas rentra et demanda ce qu'il y avait pour le déjeuner. Sa femme lui fit comprendre par quelques grimaces qu'il devrait ranimer le feu, car il était en train de s'éteindre. Le paysan ne trouva rien de mieux à faire que de souffler sur les braises le plus fort possible, comme l'avaient fait sa fille et sa femme. Et qu'aurait-il pu faire d'autre- Il n'y a rien de tel qu'un bon souffle pour faire repartir les flammes! À peine se fut-il relevé que le "pioupiou" se fit à nouveau entendre: il était atteint lui aussi. Alors, la mère et la fille sortirent brusquement de leur mutisme pour raconter cc qui s'était passé. - Un mauvais génie, pion, piou, piou, a dû s'installer dans notre cheminée, piou, piou, piou, à moins que ce ne soit, piou, piou, piou, le diable lui-même! Je vais chercher le curé, pion, piou, piou, qui va chasser ce mauvais esprit, piou, piou, piou! décida le père Thomas. En fait, le prêtre du village voisin n'avait nullement envie de sortir de chez lui pour aller chasser un mauvais esprit d'une cheminée. Après tout, le diable devait bien savoir ce qu'il faisait! Le prêtre se leva très lentement de sa chaise, comme si quelque force cachée sous la table tirait sur sa soutane. Lorsqu'il fut enfin debout, prêt à suivre le paysan, il avala trois verres de cidre pour prendre des forces avant sa séance d'exorcisme. Au début, tout se passa le mieux du monde. Mais quand le prêtre se pencha audessus du feu pour que le diable l'entende mieux, le "piou-piou" lui vint tout de suite à la bouche, si bien que l'on ne comprit plus un traître mot de ses imprécations. Voyant cela, le prêtre déclara qu'il n'était pas en son pouvoir de désensorceler cette cheminée. Haussant les épaules d'un air navré, il prit congé de la famille Thomas. L'histoire ne nous dit pas s'il but encore quelques verres de cidre avant de partir. Mais c'est bien possible, car il fallait qu'il fasse passer ce < piou-piou" qu'il avait encore en travers de la gorge. - Bonjour, mon Père, lui dit le vieux berger lorsqu'il le croisa sur la route. Vous avez l'air souffrant. - Oh, ne m'en parle pas, piou, piou, piou! Cela fait plus d'une heure que, piou, piou, piou, je suis entre les griffes du diable, piou, pion, piou, qui m'oblige à répéter ce piou, pion, piou ! - Pas possible, mon Père! s'exclama le berger, feignant l'étonnement. Je connais bien un remède, mais je ne peux pas vous le prescrire seul, il faut être deux pour cela. J'ai besoin de Jean, un gars de votre village,mon Père! Si le père Thomas lui donne la main de sa fille, je vous guérirai en un tour de main! - Et c'est, piou, piou, piou, tout- Le brave curé fit vivement volte-face et retourna à grands pas chez la famille Thomas. Le prêtre et le père Thomas eurent une longue conversation interrompue d'innombrables "piou-piou" qui s'entendaient de très loin, car leurs voix résonnaient dans la cour. Mais à la fin le père de Françoise accepta: il promit et jura qu'il donnerait à Jean la main de sa fille. Et grâce à sa poudre de couleur rouge sang, le berger fit sortir le mauvais esprit "piou-piou" de toutes les bouches où il s'était installé, et ce pour toujours! Quelques jours plus tard, on célébra les noces de Françoise et Jean. Inutile de vous dire que le prêtre et le berger étaient de la fête!
Soeur Louve, je vais regarder à cette légende ce soir. Je te dirais quoi demain.  <br> |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 27.07.11 13:38 | |
| Bonjour, j'ai oublier de citer ma source. http://membres.multimania.fr/defrederique/europe/france/textes/mariage.htm  <br> |
|  | | soeur louve le Génie


Pays:  Localisation: Rhône Alpes
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 27.07.11 13:48 | |
| Elle est très drôle, merci !
|
|  | | manae le Génie


Pays:  Localisation: Entre Ciel et Terre
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 27.07.11 19:32 | |
| Elle est vraiment drôle ton histoire, merci cosmos ! |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 28.07.11 8:18 | |
| Bonjour tout le monde. Je ne pouvais passer sous silence cette légende, mais est-ce réellement une légende ou bien une réalité ? Que soit, personne ne le saura jamais et encore maintenant, beaucoup de gens se posent la question.
La Bête du Gévaudan serait un animal à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, entre 88 à 124 recensées selon les sources, eurent lieu principalement dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan (qui correspond globalement à l'actuel département de la Lozère). Quelques cas ont été signalés dans le sud de l'Auvergne, et dans le nord du Vivarais et du Rouergue. La « Bête du Gévaudan » dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette « bête » – vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récenteN 3 — que sur les raisons qui la poussaient à s'attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer. De 1764 à 1767, deux animaux (l’un identifié comme un gros loup, l'autre comme un canidé s'apparentant au loup) furent abattus1. Le gros loup fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi de France, en septembre 1765, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. À partir de cette date, les journaux et la cour se désintéressèrent du Gévaudan, bien que d'autres morts attribuées à la Bête aient été déplorées ultérieurement. Le second animal fut abattu par Jean Chastel, enfant du pays domicilié à La Besseyre-Saint-Mary, le 19 juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune mort ne lui fut attribuée.Source : www.wikipédia.org  <br> |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 29.07.11 8:40 | |
| Bonjour à toutes et tous. Une légende belge. La légende du renard
1580
C'était la veille de Noël, à Visé
ce 16e siècle tout empreint
de superstitions. La nuit est tombée.
Une fine couche de neige recouvre
les toits de chaum. Dans une maison,
à l'enseigne du Mouton Noir,
où chaque jour, amis et parents
se réunissent pour la size la soirée commence.
Une joie toute particulière règne parmi
l'assemblée. Tous allaient assister
à la messe de minuit, admirer les
décorations de l'église. Ils adoraient
le bambin couché entre le boeuf et
l'âne. Ils entonneraient les vieux
chants de Noël wallons si touchant.
Puis, ils s'en retourneraient en bandes
joyeuses pour se régaler des crêpes
préparées par les femmes.
Dans la cuisine, mamans et fillettes
s'affairent autour du fourneau. Près de
l'âtre, où de grosses bûches dégagent
une douce chaleur, les hommes sont
assemblés et dans cette nuit du
Mystère, les souvenirs reviennent
en mémoire.
Le plus âgé, Norbert, prend la parole
et raconte une vieille histoire qui
tout de suite captive l'assembée.
Je me souviens, dit-il, que mon
père André, qui n'avait peur de rien,
me racontait souvent une chose étrange,
que je n'ai pas voulu vérifier. Il affirmait
qu'à l'endroit dénommé Croix Renard,
avait lieu chaque année, la nuit de
Noël, à minuit, une apparition étrange.
Venant dont on ne sait où, un grand
renard aux yeux noirs comme la nuit,
apparaissait brusquement dans le
carrefour sans laisser de traces sur
la neige. C'était, paraît-il, le diable
incarné, furieux de la naissance
du petit Jésus qui allait sauver les âmes
et le priver ainsi de ses proies.
Malheur à l'infortuné qui traînait
dans les parages!
Un vieux sage, avait dit à mon père
qu'il connaissait le moyen de
détruire le diable. Il fallait présenter
au renard noir une poule aussi
noire que lui. Ainsi on le tenait à sa merci.
Il a même assuré que celui qui serait
assez hardi pour attraper le diable
recevrait, en retour, le secret pour
fabriquer de l'or, il pourrait ainsi devenir
l'homme le plus riche du pays.
Moi, dit le vieux, je préfère y croire
que de vérifier moi-même.
Ce récit avait jeté un trouble sur l'assistance.
La volée des cloches sonnant gaiement,
appelait les fidèles à la messe de minuit.
Des bandes joyeuses se formaient et se
dirigeaient vers l'église. Cependant,
Etienne, un vieux jeune homme ne les
suivit pas, il bifurqua vers le plateau de
Lorette. Il annonça aux autres
qu'il voulait éclaircir l'histoire du Renard.
Il allait s'embusquer dans les
buissons pour voir ce qu'il se passerait.
Les avertissements des vieux, les pleurs
des femmes, rien n'y fit, il monta la
colline. Très inquiets, ses compagnons
se rendirent à l'église.
Au retour de l'office, les Visétois se
rassemblèrent afin d'attedre l'imprudent.
En vain, ils attendent le lever du jour.
Armés de bâtons et de fourches, un groupe
d'hommes se dirgea vers le carrefour
de la Croix Renard.
Un spectacle saisissant les attend. Les
bras en croix, couché sur la neige.
Etienne gît mort. Aucune trace!
Rien ne peut les renseigner sur ce qui
s'est passé. Seules deux morsures
bleues apparaissaient au cou du
brave garçon...
La marque des dents du Malin!...
Plus tard, on plaça une croix de pierre
pour immortaliser cette nuit abominable.
(Cette croix et cette légende, on en parlait
déjà dans les registres du 16e siècle:
Li creux di Renar)
Un élément de cette croix existait encore
dans les années 1930.
Source : http://bienvenuechezalexandra.chez.com  <br> |
|  | | manae le Génie


Pays:  Localisation: Entre Ciel et Terre
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 29.07.11 8:50 | |
| Qu'est-ce que la size ? la veillée peut-être ?
merci pour ce beau conte |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 29.07.11 9:01 | |
| Bonjour Manae. Je dois t'avouer que tu me poses une bonne question. J'ai chercher en vain hier soir après la signification du mot Size et je n'ai rien trouvé ayant un rapport avec les légendes ou des comtes.  <br> |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende d'Europe. 30.07.11 8:50 | |
| Bonjour tout le monde, aujourd'hui, visite chez nos amis espagnols. « Par une nuit de pleine lune, sur les falaises qui surplombent la passe de Temao, nombreux étaient les Paumotu de l’île à assister aux manœuvres de ce qu’ils prenaient pour une grande pirogue sans balancier, en fait une brigantine-pirate. Ils distinguaient des hommes habillés de vêtements qu’ils n’avaient jamais vus. Ils se mirent à prier et à invoquer les tout puissants atua maori de leur venir en aide pour repousser les intrus. Les incantations trouvèrent écho auprès des dieux Taaroa, Maui et Vahine car, alors que rien ne le laissait prévoir un fort orage illumina le ciel, le pu’a hiohio [1] se mit à hurler dans les feo. La pluie se déversa à trombes, tandis que le patiri [2] se faisait encore plus assourdissant. Secouée de tous bords par des vagues de plusieurs mètres de haut, la brigantine pirate fut littéralement soulevée, projetée sur le récif, puis engloutie par la mer et les ténèbres.
Quand le nuit eut retrouvé son calme un murmure retentit contre les parois des falaises, une voix très lointaine, incompréhensible, que les falaises répercutaient à travers les feo. Croyant à des varua ino [3] les Paumotu, s’enfuirent se cacher dans les grottes. Seul resta seul sur l’énorme rocher de Makatea, un jeune garçon une quinzaine d’années, Moana tu rai mai [4], qui, quelques années auparavant, avait accosté l’île sur le dos d’un mao (requin). Le dieu Taaroa l’avait sauvé de la mer, et il appartenait à une lignée de arii de la lointaine île de Fakarava.
Moana i tu rai mai écouta encore pendant très longtemps cette voix qui semblait l’appeler, puis se décida à descendre la falaise avec des nape [5]. Arrivé au bas des papa [6], il découvrit le corps d’une femme, allongée sur le récif avec de très longs cheveux et des yeux d’une extraordinaire beauté. Moana i tu rai mai n’eût aucune peine à la porter jusqu’au pied de la falaise à l’abri des vagues. Il veilla toute la nuit sur ce corps inconnu, lui donnant de temps à autre une gorgée de komo viavia [7].
Au petit matin, lorsque l’inconnue se mit à bouger, son premier geste fut de sourire, ce que Moana i tu rai mai reçut comme un signe d’amitié. Bien qu’ils ne purent se comprendre, autrement que par les gestes, ils prirent le sentier menant au village. Les habitants de l’île, tapis derrière les cocotiers, épiaient chaque mouvement du garçon et de cette grande femme blanche inconnue. Surmontant leur peur, les Paumotu s’avancèrent jusqu’à toucher le corps de cette inconnue, qui ne pouvait être qu’une arii vahine [8]. Si elle était auprès d’eux, c’est que les dieux maori l’avaient voulu ainsi en lui sauvant la vie des furies de la mer. Et c’est ainsi que cette inconnue venue de nulle part devint la princesse de l’île. Du bateau qui la transportait, les habitants de Makatea récupèrent d’énormes coffres, lesquels renfermaient un trésor inestimable.
Elle vécut des jours heureux à Makatea. A sa mort, son corps fut momifié et transporté à Moumu, de l’autre côté de Temao. Près de son cercueil, on avait placé ses affaires et les coffres contenant plusieurs objets de valeur ainsi que quatre autres cercueils. La légende dit que quatre personnes qui partagent la grotte sont ses gardiens, dont son ami Moana i tu rai mai. Aujourd’hui, cette princesse inconnue (il semble que ce serait une princesse espagnole) veille toujours sur le trésor de Makatea. On raconte également à Makatea, que ceux qui ont voulu s’accaparer ce trésor ont été frappés par la malédiction. »
D’après un article de François Nanai, La Dépêche de Tahiti du 7 novembre 1980. [1] tourbillon
[2] tonnerre
[3] feux follets
[4] Moana venu de la mer
[5] corde tressée avec de la aune de coco
[6] rocher plat et dur
[7] eau de coco
[8] princesseJ'ai mis les traductions en-dessous Source : http://www.makatea.pf  <br> |
|  | | manae le Génie


Pays:  Localisation: Entre Ciel et Terre
 | Sujet: Re: Légendes européennes. 30.07.11 10:41 | |
| je ne connaissais pas du tout cette belle légende merci encore cosmos pour ces belles découvertes |
|  | | cosmos1 Le Pédagogue


Pays:  Localisation: Binche Humeur: Bonne
 | Sujet: Légende italienne. 31.07.11 9:51 | |
| Bonjour tout le monde. La robe merveilleuse
C'était la petite fille la plus pauvre du monde. Elle ne possédait rien, pas même une poupée de chiffons, pas même d'images. Elle n'avait qu'une seule robe et, quand sa mère la lui lavait, elle devait rester au lit pour attendre qu'elle fût sèche.
Un soir, la mère regarda en soupirant la fillette endormie, puis son regard se porta sur une pauvre guenille bleue pliée avec soin sur un tabouret, et elle songea que l'enfant avait besoin d'une robe neuve.
Mais comment une pauvre mère qui travaille tout le jour pour gagner du pain peut-elle trouver l'argent nécessaire pour acheter une robe ? Elle ouvrit la fenêtre, contempla la campagne en fleur, à la clarté de la lune et pensa : " Quelqu'un me donnera sûrement une robe pour mon enfant."
Elle sortit sans bruit, referma la porte et alla à la recherche d'une robe. A peine était-elle sur la route qu'elle rencontra un magnifique rayon de lune.
- Douce lune, dit la mère, veux-tu me faire de tes rayons une robe pour mon enfant ?
- Je le ferais volontiers, répondit la lune gentiment, mais les hommes se plaindraient ensuite de ma lumière pâlie. Cherche ailleurs ;
La mère s'éloigna en soupirant. Elle entendit alors le rossignol chanter dans la forêt d'une voix si douce qu'il semblait vouloir exprimer toute la tendresse d'un coeur. Emue, elle lui demanda :
- Cher petit rossignol, veux-tu de tes chants, faire une robe pour mon enfant ?
- Je regrette beaucoup, répondit le rossignol, mais, si je ne pouvais plus chanter, la nature perdrait son plus grand charme et tous les êtres se plaindraient. Cherche ailleurs;
La mère s'éloigna de nouveau en soupirant. Elle tenait la tête baissée et regardait les fleurs aux brillantes couleurs qui s'épanouissaient sur le bord du chemin. Et elle dit aux fleurs d'une voix caressante :
- Petites fleurs, voulez-vous me donner vos pétales pour que j'en fasse une robe pour mon enfant? Je vous en serais si reconnaissante ! mon enfant a absolument besoin d'une robe.
- C'est bien malheureux, murmurèrent les fleurs, mais, si nous te donnions nos pétales, c'est nous qui resterions sans vêtements. Et, alors, que deviendraient les sentiers et les prairies sans fleurs ? Cherche ailleurs.
Déçue, découragée, la pauvre mère s'éloigna. Elle arriva au bord de la rivière et regarda ses eaux tranquilles qui passaient en babillant. Elle l'interpella en ces termes :
- Rivière parfumée de menthe et de genièvre, qui descends des fraîches montagnes, je te prie, fais-moi de ton eau une robe pour mon enfant.
- Je ne le puis, répondit la rivière, je suis pressée car je dois aller très loin. Cherche ailleurs.
La mère repartit, désolée. Tout espoir l'abandonnait et elle songeait au retour. Mais voici que, devant elle, une sauterelle gambadait joyeusement, la regardant de ses petits yeux étonnés.
- Je te prie, gaie sauterelle, dit la mère soudain consolée, de ta joie fais une robe pour mon enfant qui en a absolument besoin.
- Bé ! Qui donc se priverait de sa propre joie ? répondit la sauterelle d'une voix stridente, ce serait bien stupide. Cherche ailleurs.
Et la sauterelle s'en alla en gambadant.
Alors la mère, le coeur plein de tristesse, songea à retourner à la maison; aucune créature, dans cette nuit lumineuse, n'avait eu pitié d'elle et de son enfant. Elle jeta un regard autout d'elle pour chercher un autre sentier, car elle ne voulait pas se retrouver parmi ces êtres restés insensibles à sa requête.
Et voici qu'en passant à côté d'une masure déserte et presque en ruine elle entendit un gémissement lugubre qui venait de ces vieilles pierres noires.
- Qui est-ce qui gémit ainsi ? demanda-t-elle.
- C'est moi, le hibou, répondit la triste voix. Je suis toujours seul; personne ne m'aime parce que je suis aussi laid que ma voix; et toi, qui es-tu ?
La mère s'approcha d'une fenêtre sur le rebord de laquelle perchait le hibou; il la regardait de ses yeux mélancoliques au fond desquels brillait une lueur.
- Je suis la mère de la petite fille la plus pauvre du monde, dit-elle, et je cherche une créature assez bonne pour me donner une robe pour mon enfant qui en a si grand besoin. Mais, jusqu'à présent, tout le monde m'a repoussée. Je dois donc rentrer à la maison et me remettre à raccommoder avec une patience infinie la pauvre vieille robe.
Et la pauvre mère poussa un soupir. Il ne lui était pas venu à l'esprit de demander son aide au hibou, ce pauvre être déshérité, misérable et solitaire.
- Je n'ai rien à te donner, reprit le hibou, car je suis aussi pauvre que toi. Mais ma compassion est si grande qu'elle pourrait suffire à faire une robe pour ton enfant.
Et le hibou se mit à pleurer; ses larmes brillantes tombaient en abondance aux pieds de la pauvre mère. Et peu à peu elles se transformèrent en une sorte de resplendissant tissu de diamants. La mère le ramassa, émerveillée, émue, heureuse. Le pauvre hibou avait donné sa compassion, la seule richesse qui n'appauvrit pas celui qui s'en prive, mais qui, au contraire, l'enrichit toujours davantage, comme la source vive, qui, plus elle donne d'eau, plus elle en a !
La mère courut porter à la maison la robe merveilleuse.
Et, le lendemain, il n'y avait pas une seule petite fille riche qui eût une robe aussi belle.
- Mais ce sont des diamants, ce sont des diamants ! s'exclamaient les gens qui s'attroupaient dans la rue pour admirer et pour toucher la robe merveilleuse.
Personne ne s'apercevait que c'étaient seulement des larmes de compassion.
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